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6 févr. 2012

Ambiance Mexicaine

On aurait pu profiter du pont pour partir en vadrouilles et s'épuiser sur les routes du Mexique... on a opté pour un week-end mexicain. Au programme : MANGER pendant 3 jours. Ça commence dès notre arrivée au chalet (au bord du lac de Zirahuen). Ah non pardon ça commence ... au supermarché où nos hôtes ont "acheté" la carte "membres" (ils ont payé "un droit d'achat", seul les détenteurs de cette carte peuvent acheter dans ce centre commercial...). Avec 2 caddies de viande (ah oui j'ai appris que le poulet, le veau, le chorizo,... bref tout ce qui n'est pas de la viande rouge, ce n'est pas de la viande ! le terme "carne" est exclusivement réservé à la viande rouge), en plus de piments, chips, avocats, poivrons... et quelques fruits que j'ai réussi à coincer par-ci par-là, on était enfin prêt ! Oups non !! il faut ajouter les cartons de bières (il y avait quand même 13 personnes à nourrir). Bon cette fois ci on était prêt ! Enfin, dernier passage par l'Oxxo (le proxi local) et pas n'importe lequel : on connaît tous le principe du McDrive. Et bien ici ils ont inventé "l'Oxxo-drive" autrement dit on entre en voiture dans la boutique (à Pierrefite ou à la boulangerie de la gare de Groslay ça règlerait bien des soucis d'embouteillage...) et on commande ... une bière ! Oui ! au volant, quoi de plus normal ?! clopes, chewing-gums, glaces, pistaches, chips, gâteaux, ... ce sont des filles très légèrement vêtues et perchées sur de haut talons qui prennent commande et on se dirige, tranquillement sans caler, à la caisse.

Donc, enfin au chalet, la première chose à mettre en route bien sûr c'est le barbecue. Et miiiiiince ! le charbon ! pas de panique : le barbecue fonctionne au gaz ... rapide, efficace, facile à nettoyer (en frottant la plaque avec un demi oignon). Manque tout de même ce petit goût de grillade et la possibilité de cuire les patates dans l'alu. Je ne sais plus combien de kilo de viande on a engloutis... en plus des quiches, tartes, poivrons, ... mais ça n'a pas suffi en regard du petit dej' servi le lendemain ... midi : des casseroles de frijoles, chilaquiles, omelettes, ...

Entre les repas, on a quand même réussi à caser quelques activités : 
- descente au lac (avec la glacière, ce ne serait pas possible autrement)
- on a appris à jouer aux dominos cubains (domino à 18 points, règles collectives pour un jeu perso) : la partie a duré pas moins de 3h mais avec quelque association complice, Romain a remporté 100 pesos.
- concours de blagues : improvisé ou de coutume chez les mexicains, on s'est retrouvé à faire un "battle" de blagues toute une soirée, d'équipe en équipe, la tension monte car "l'esclaffomètre" est sévère (si le rire est garanti, on est sauvé; sinon c'est un gage)
-  on a testé une autre version du time is up : mimer des titres de film

Une nouvelle fois, la générosité des mexicains nous a permis de découvrir, de partager leurs coutumes.

Agnès et Romain

28 janv. 2012

Il a neigé sur l'Iztaccihuatl



Depuis le temps que j'en entends parler du Paseo de Cortes et de l'ascension de l'Iztaccihuatl !! ça y est j'en ai fait une partie ! Et une rando de plus, une ! une belle année qui s'annonce sous le signe de la "bonne bouffe" et du "retour à la nature".  Après de bons repas partagés entre amis, l'exercice physique était le bienvenu. 

Une première nuit dans un ranch à 3000 m d'altitude pour s'acclimater c'est pas mal. Manger léger et ne boire rien d'autre que de l'eau la veille est règle d'or ... pour pouvoir affronter les 6h de rando à plus de 3700 m. d'altitude ! Et j'ai eu une chance incroyable de découvrir au petit matin les 2 volcans sur un fond de ciel bleu !! c'est pas souvent que ça se présente. D'ailleurs le lendemain, c'était tellement couvert qu'il était difficile d'imaginer des montagnes à quelques pas du ranch. 



La première partie de la rando est vraiment agréable et apaisante: le calme, le "bleu du ciel", l'air frais et ensoleillé, le Popocatepetl et l'Iztaccihuatl s'imposant en trame de fond, les herbes hautes ondulant sous une brise légère... cette dernière vient parfois soulever la terre qui prend l'aspect d'une poudre extrêmement fine (comme de la cannelle ou du chocolat en poudre qu'on pourrait saupoudrer sur une chantilly) et qui s'immisce partout ! en fin de journée, j'étais couverte d'une pellicule grise jusqu'au bout des orteils et des narines! La dernière partie est plus rude mais tout aussi belle et mystique : les nuages se sont installés sur les hauteurs de l'Iztaccihuatl, le froid s'est abattu d'un coup sur nous (je suis partie avec des amis rencontrés au boulot; et merci maman pour la veste ! elle est parfaite : elle tient chaud, protège du vent et n'est pas encombrante) et la pente est vrai-ment devenue raide d'autant plus qu'on dépassait la barre des 4000. On a pique-niquer à la première étape avant d'atteindre le refuge. On n'a pas poussé jusqu'au refuge par manque de temps et ce n'était pas le but de cette rando. Le refuge est aussi un étape pour la nuit avant d'atteindre le sommet. On a d'ailleurs croisé de nombreux
Muriel, Lali, Moi, Myriam, Lalo
randonneurs qui étaient sur le chemin du retour alors même qu'on grimpait à peine. Ils avaient atteint le sommet aux aurores. Et on en a croisé d'autres qui grimpaient pendant qu'on descendait. Ils étaient chargés comme des mulets (tentes, piolet, casque, crampons, ...) pour rejoindre le refuge en milieu d'aprem. On s'est un peu inquiété pour eux quand en prenant un bon café dans une cahute à mi-chemin et que des flocons de neige nous ont caressé le bout du nez ! Oui de la neige au Mexique !!! je n'en ai pas vu cette année en France, c'est mon cadeau de Noël. Le Mexique me surprendra toujours. 

 Le soir je n'ai pas fait long feu ... le corps est mis à rude épreuve passée une certaine altitude. Alors que je pensais m'être habituée en vivant toute l'année sur les hauteurs de Mexico ... et non. Quelques douleurs dans les jambes et les épaules et un mal de tête auraient dû me mettre la puce à l'oreille... je me suis réveillée pas tout à fait en forme et un retour anticipé vers la capitale s'est imposé à moi afin de récupérer. J'ai quand même fait un dernier tour dans les environs du ranch et je n'ai pas été déçue !!! c'est presque un paysage français que j'ai retrouvé là-bas ! Une dernière sensation de plénitude avant de reprendre le bus, le métro et le vélo et profiter d'une sieste avec Romain (qui a bien fait la fête pendant mon absence !) pour terminer le week-end.
 
A bientôt
Agnès

22 oct. 2011

Journée improvisée entre copines

après le boulot vendredi, autour de quelques tranches de pâté, jambonneaux et autres rillettes, arrosées de bières mexicaines, on a décidé avec quelques copines d'aller passer une journée à Taxco !

billet pris le soir même à 23h pour le lendemain 9h !

2h30 de route à travers l'état de Morelos : des couleurs splendides après la saison des pluies, un ciel bien dégagé pour non pas apercevoir mais voir les 2 volcans bien connus du Mexique (Popocatépetl et Iztaccihuatl) et enfin aprécier l'ambiance d'un village de montagne. 

Une belle journée entre filles : fous-rires et emplettes au marché de l'argent et de la vannerie.

Agnès
 

16 oct. 2011

Cameamea !!!!

Notre immersion auprès des mexicains se poursuit. La semaine passée c'était un peu malgré nous, cette fois-ci on a répondu à l'invitation. Après plus d'un an sur place, la curiosité du touriste laisse place à l'amitié et ce n'est pas pour déplaire. On a passé 2 jours dans un "ranch familial" avec 2 couples franco-mexicains. 

Au programme : achat des denrées au marché avec les connaisseurs-reconnus ; barbecues au jardin avec bière et pulque (on n'aime ou on n'aime pas en tout cas c'est pour moi! c'est un alcool des campagnes à base de maguey fermenté, d'un aspect visqueux, qui picote la langue et qui se boit comme du p'tit lait ...), sieste dans l'herbe, écosser les fèves, ramasser des poires, des fleurs et bien entendu soirée autour du feu !
Bon ça à l'air chouette comme ça mais ...

L'idée du barbecue et de la cheminée c'est parce qu'il n'y avait pas d'électricité. Il se trouve que dans le village, des terrains ont été vendus illégalement donc l'électricité n'est pas acheminée partout et les seules familles qui en possèdent ne souhaitent pas payer pour toute la communauté. Donc faut bien trouver une alternative.

De la même manière, il n'y a pas d'eau courante et comme la saison des pluies se termine, il ne faut pas gaspiller l'eau donc pas de vaisselle (barbecue et repas sur le marché ! d'ailleurs "même pas malade" le Mexique m'a adoptée ... ou l'inverse ;-) . Dans le même esprit il fallait économiser l'eau potable parce que le livreur de garafon (bidon d'eau) ne passe pas très régulièrement d'où le week-end "un peu arrosé". Enfin, en échange du gîte on a contribué à la "cueillette". Pour un week-end ce n'était pas vraiment des contraintes mais les vivre avec des mexicains nous rappellent à quel point nous sommes privilégiés et à quel point les richesses du Mexique sont mal exploitées, comme chacun "se débrouille" pour (sur)vivre. Les élections présidentielles se dérouleront en juillet 2012 pour les mexicains :que leur réserve-t-on ... ?


Agnès et Romain

PS: de nouvelles photos dans l'album Cameamea, vous pourrez découvrir comment finit notre citrouille

10 oct. 2011

ça peut pas toujours être magique ...

L'incertitude face au temps qu'il nous reste au Mexique nous pousse encore et toujours à visiter les environs. Nous n'avions qu'une journée donc nous avons opté pour Tlaxcala et Huamantla (à 1h30 de Mexico) dans l'Etat de Tlaxcala (faut pas chercher compliqué pour se repérer, c'est comme Oaxaca dans l'état de Oaxaca ou encore Queretaro dans l'état du Queretarro et ainsi de suite ...)

Chemin faisant, mais pas encore sortis de la ville, on a appris (pour "quelques pesos") qu'il vaut mieux stationner en double file sur une avenue très passante et donc gêner la circulation que de stationner sur un bateau à l'entrée d'un chantier (certes à moitié à cheval sur un passage piéton ... soit dit en passant peu ou pas emprunté ... c'est discutable ...) le temps d'aller chercher le GPS.

La sortie de la ville prend donc souvent autant de temps que le trajet en lui-même selon les aléas du jour ... 

On arrive finalement à Tlaxcala où pour une fois les sites à visiter sont fort bien indiqués !!! ... mais voilà ... il y a les panneaux ... mais où est "le monument" ? On a trouvé un site dit archéologique qui ressemblait davantage à un terrain vague ... et une cathédrale tellement bien entretenue qu'elle semblait neuve (ça reste tout de même agréable à regarder).

Un  petit tour par le marché du coin où le seul produit typique qu'on s'est offert est le fameux jus d'oranges pressées. Pour le reste, ça ressemblait à un supermarché en plein air.

On file donc à Huamantla : un "pueblo magico" autrement dit "qui vaut le détour". On en a vite fait le tour ... les seuls bâtiments en état sont comme à l'accoutumée dans ce genre de petit village : l'église et les façades entourant le Zocalo. Beaucoup de promeneurs mais peu d'artisanats ou de "stand typique"....

Je réalise maintenant qu'on s'est finalement promené "chez et avec" les mexicains : aucun touriste et rien pour les touristes ! Juste des familles qui font leur marché (j'en ai aussi profité pour dégoter des raisins !!! et le gamin qui nous a servi ne nous a pas crus quand on a dit qu'on venait de France ...) et d'autres qui profitent du dimanche pour manger à l'extérieur et apprécier leur seul jour de repos ...


Enfin, une note positive : c'est là-bas qu'on a goûté notre meilleur café !!! de vrais expressos (pas amer, pas du jus de chaussettes, pas brûlé, pas besoin de sucre !) et autres capuccinos "al gusto".

Bref, ça peu pas toujours être magique mais c'est toujours typique : il faut savoir orienter son regard.

Agnès et Romain

17 sept. 2011

Surréaliste

pas toujours facile de mettre par écrit nos escapades d'autant plus quand la trame de fond est surréaliste... mais les photos et la carte sont toujours au rdv
bise 
Agnès et Romain

5 juin 2011

Malinalco


Petit village sans prétention aucune qui nous a étonné par ses vestiges. Tout d'abord son site archéologique aztèque que l'on découvre si on ose s'aventurer dans un petit chemin qui semble mener nulle part au départ... et si on n'a pas peur de grimper quelques centaines de marches ! Il ne reste pas grand chose sur le site : simplement le temple principal. Il n'est pas près de s'écrouler puisque il est "gravé dans la roche". Les autres pierres ont été "recyclées" pour bâtir l'église et le couvent augustin ... Avant même de pénétrer dans l'église puis le cloître, on sent la plénitude qui règne ici : quelques villageois font la sieste dans le parc, d'autres terminent tranquillement un pique-nique. Ensuite on ne peut être qu'émerveillé par les fresques recouvrant chaque mur.


Nous avons aussi testé les spécialités de la région : truite en papillote et les glaces ! C'est normalement l'état su Michoacan qui est connu pour avoir le monopole de la glace. C'est pourtant à Malinalco (dans l'état de Mexico) que j'ai découvert le parfum le plus étonnant : à vrai dire indéfinissable puisque même le vendeur n'est pas pu lister tous les ingrédients composant le parfum "malinalli" (noix, pignons, autres fruits secs, raisins, citrouille, etc ... ?).


le supermarché du coin (et moi qui expliquais cette semaine aux gamins la différence entre un marché (lieu ouvert) et un supermarché (infrastructure moderne et eux d'ajouter "où il fait froid") (cf album malinalco)

Agnès et Romain

PS à Sylvie et Yvan :  nous avons trouvé les bols, le panier à linge et le transat' !

23 mai 2011

Paisible 2/2

Donc ...
Après avoir profité des délices de Queretaro nous nous sommes rendus à San Miguel de Allende. C'est apparemment le repaire des retraités et artistes américains. Je réalise maintenant pourquoi le terme paisible mais venu directement à l'esprit en arrivant. Je pense aussi que les innombrables églises y sont pour beaucoup. Ce fût donc un dimanche à la fois reposant et folklorique.  Les cloches des églises nous ont réveillés en douceur... et la série de pétards nous à bien aidés à sortir du lit. Il paraît que c'est ainsi tous les dimanches matins.


Pour nous remettre de nos émotions, on a réussi à dénicher une boulangerie exceptionnelle. Ou est-ce l'odeur des croissants, des pains au chocolats, des baguettes et des pains aux céréales qui nous a attirés ? Peu importe, elle nous a ravi les papilles ! En discutant avec le personnel (ici les échanges se font naturellement et en toute simplicité) nous avons appris que le gérant est l'héritier de la chaîne El Globo : une boulangerie-pâtisserie mexicaine qui tente de reproduire nos produits français et elle se défend plutôt bien. Et pour cause, le gérant a appris le métier en France avant d'exporter son savoir-faire. Notre seul regret est qu'il n'ait pas encore ouvert de boulangerie à Mexico... mais chuuuut ... c'est en cours ! J'en profite pour signaler à Quentin qu'ici il ferait un tabac !!! 30 millions de français à satisfaire c'est pas rien.

   
Bref, avec quelques provisions sous le bras, on est retourné sur la place principale pour compléter notre petit-déjeuner avec un cocktail de fruits et 1l de jus d’oranges bien frais, avant de s'installer à l'ombre, auprès des locaux jouant par-ci par-là de la guitare. On a profité de la quiétude de l'endroit un boooooon moment avant d'aller "visiter" le marché. On a trouvé de quoi compléter notre collection de bibelots mexicains inutiles mais ça fait des souvenirs.


C'est finalement la fanfare qui nous a tirés des méandres du marché. On a alors assisté à la fête du village: 
ici ils ne rigolent pas avec les déguisements ! 


Enfin, une dernière limonada ... et nous voilà déjà sur la route pour Mexico.

21 mai 2011

Paisible 1/2

Une sortie du D.F. sans encombres ni embouteillage, un samedi matin, annonçait forcément un week-end paisible. Pourtant, je n'y croyais plus ... mais "ça" existe : l'ambiance tranquille et calme d'un village de France. 


Ah oui..., nous les français, on ne peut pas s'empêcher de comparer tout ce qu'on visite à ce qu'on a déjà vu, et encore plus à la France. C'est vrai aussi que partir à 10 000 km de chez soi pour retrouver ce qu'on connaît déjà peut être perçu comme un manque d'ouverture d'esprit. Mais pour avoir l'esprit libre, un peu de tranquillité ne peut pas faire de mal. C'est donc dans l'état du Queretaro et du Guanajato qu'on est allé se ressourcer (allez jeter un coup d’œil dans la rubrique "pour se repérer"). 


Après avoir traversé une région de plaines, asséchées à cette époque de l'année car la saison des pluies n'a pas encore démarrée, on est arrivé à destination, Santiago de Queretaro, sous une chaleur écrasante (autour de 38°C). 
En vivant toute l'année au soleil, on oublie qu'il peut faire encore plus chaud en quittant les hauteurs de Mexico. 

On est quand même parti prévoyants : K-way et chapeaux dans le sac à dos. Les premiers ne sont jamais sortis du sac, les seconds ni sont jamais entrés !
 
C'est donc avec une allure de touriste qu'on a déambulé dans les rues de Queretaro. Enfin..., pour être pus précise, c'est la faim et surtout la soif qui nous ont guidés ! C'est donc de glacier, en restau et en pâtisserie qu'on a découvert la ville. Et malgré le million d'habitants, on a eu l'impression de se promener dans une ville à taille humaine. (pour les images, faites un saut dans la rubrique album : "Paisible 1/2")



La suite du programme nous a menés à San Miguel de Allende : je vous conterai son charme dans un prochain article ...


Bise
Agnès, Romain
Sylvie, Yvan, Marie et Yvon

21 mars 2011

Baptême des chaussures de rando !

Il était temps de tester mon cadeau de noël : mes chaussures de rando ! C'est chose faite grâce à un nouveau week-end prolongé. On a eu " un jour férié pour l'anniversaire de Benito Juarez et c'est donc le changement de saison hiver-printemps " (dixit les élèves de CE1 !)

On pensait visiter quelques villes de l'état du Queretaro (au nord de Mexico) mais à la dernière minute on a opté pour un week-end nature et on n'a pas regretté. Les guides touristiques font peu état de ce qu'il y a à voir dans cette région : la Sierra Gorda qui fait partie de la Sierra Madre Oriental et pourtant elle mérite le détour. A la prochaine occasion, on y retourne.

C'est une région sauvage où les paysages, et les températures, changent du tout au tout en quelques minutes : montagnes rocheuses, abruptes, couvertes de forêts d'arbres en tout genre (pins, feuillus, arbustes, cactus, palmiers, ...); plaines désertiques avec quelques oasis, ... Bref, en quelques mots, la Sierra Gorda est une réserve naturelle exceptionnelle. On n'a pas fait les mollusques ce week-end là ! le dimanche fût une lonnnngue journée :

- levés à 3h30 du matin pour aller voir El Sotano del Barro sans savoir vraiment si ça valait le coup (impossible d'obtenir la même information auprès des mexicains). C'est un "trou" de 450 m de profondeur, 200 par 400 m de largeur. C'est une formation quasi-unique au monde. Il en existe 2 au Mexique et une au Venezuela. Ce puits est le 2ème plus profond après celui du Venezuela et on peut y observer des guacamayas, une des dernières colonie de perroquets tricolores en voie d'extinction et qui vivent au fond du puits.

- 45 min de route sinueuse, goudronnée, pour rejoindre une piste

- 45 min de piste (chemins sinueux, traverser une rivière, éviter les trous, le ravin, ... ) en pleine nuit pour rejoindre le village Santa Maria Cocos d'où démarre la rando ! 

Et là, heureusement qu'un groupe de 15 personnes avait prévu une excursion : ils avaient réservé guides et chevaux pour grimper. Parce que nous, comme des koxpeï (touristes) on pensait grimper seuls. Mais on a appris sur place que la rando durait 2h (et non 45 min comme nous l'avaient indiqué des amis) et qu'il n'y avait pas de chemin balisé ! Alors, le fournisseur de guide (un gamin de 12 ans !!) nous a obtenu un guide ... de 15 ans. Et nous voilà partis dans le noir : le guide en T-shirt, tennis, sans lampe de poche (la lumière de la pleine lune lui suffisait apparemment) sans eau ni en-cas et nous chargés comme des mules avec nos polaires et notre petit dej sur le dos ! Une rando plutôt sportive, à la belle étoile, où il fait 20°C en partant et plus que 8 en arrivant mais qui vaut la peine de souffler pour découvrir au sommet ... ou plutôt au bord du trou, le dernier envol des guacamayas qui au levé du soleil quittent le fameux puits pour la journée. On a profité de la vue et du levé du soleil pour prendre un petit dej copieux (tartine de Nutella, banane, barres de céréales, jus) et bien qu'au bord du trou on était bien ! Au bout d'une heure, on est finalement redescendu... en plus de 2h (c'est vous dire à quel point on a tracé en montant pour être à l'heure). 


 On est alors allé se détendre au  bord d'une rivière. En réalité à la jonction de 2 rivières où le mélange des 2 eaux est étonnant : c'est un peu comme quand on met du lait dans du thé !
L'appel du ventre nous a traîné jusque dans un village : Jalpan où l'on peut admirer une des cinq missions (cathédrales) dont les façades sont travaillées avec minutie !!

Enfin, on s'est rendu à Bernal pour apercevoir un monolithe de 400m de haut, unique dans la région aussi, perdu au milieu de la plaine. Et lors de l'équinoxe (le 21 mars) les villageois se parent de blanc pour recevoir l'énergie solaire.

On est  aussi passé par Tequisquiapan, un village surprenant car silencieux et tranquille : les marchands ne se jettent pas sur les touristes, ils n'y a pas de sono à fond ni d'annonces au micro, ... et le décors pourrait être celui d'un parc d'attraction.Le retour à la ville est dur après avoir traversé des espaces immenses dépourvus d'habitation.

Agnès et Romain

17 mars 2011

Douche en plein air ou presque

Comme pour la notion de bruit, celle des distances est tout autre au Mexique. On (Romain, Paul et Anne, 2 très bons amis, et moi) n'a pas eu froid aux yeux et on a fait sans contrainte 7h de route dans la journée pour aller se baigner dans une eau à 38°C.

On s'est rendus dans l'état d'Hidalgo, au nord de Mexico, à Tolantongo. Une fois les zones urbaines dépassées, on a traversé une région sauvage et dépourvue de population (mis à part quelques chèvres et lézards on n'a pas croisé grand monde sur la route). Puis on a parcouru 9km de piste pour atteindre le fond des gorges. 
En revanche, une fois sur place, on a eu la surprise de découvrir que les grottes correspondent apparemment à la station balnéaire du coin : après à peine 10 min de marche (le site touristique n'est jamais très loin du parking ...) on a atteint les sources d'eau chaude... bondées de mexicains de tous âges (bébés de qql mois aux mamies de 70 ans venus se ressourcer). On a quand même pu profiter des cascades d'eau brûlante (5-6 m de chute) à l'intérieur de la grotte. Pour vous faire une idée, ça ressemble aux grottes qu'on peut visiter en France, ajoutez de l'eau qui s'écoule avec un débit violent et en cascade un peu partout et dans laquelle on peut se baigner. Il y a même un tunnel suffisamment long pour avoir el temps de suffoquer tellement il y fait chaud et surtout tant il y a de monde. C'est un peu de la spéléologie mais sans la boue ni les combinaisons. On a finalement longé un peu la rivière avant de s'installer pour pique-niquer et se prélacer toute l'après-midi dans l'eau (il faisait bien plus chaud dedans que dehors).

Et enfin en rentrant on n'a pas pu résister à l'achat de 8kg d'oranges pour ... 1€ pour mon jus d'orange pressé de chaque matin!


Bise

Agnès et Romain

encore un week-en de 3 jours en vue ... rdv la semaine prochaine pour découvrir la destination (nous ne savons pas encore nous mêmes où nous allons)

23 févr. 2011

Papillon Monarque



La nature du Mexique continue de nous surprendre!Ce week-end, c'est sa flore qui nous a ébloui les yeux : nous sommes allés à la rencontre des papillons monarques. Ce sont des papillons oranges et noirs d'une dizaine de centimètre d'envergure et qui pèsent environ 0.5 g. Et c'est ce qui est le plus impressionnant quand on sait qu'ils parcourent près de 4000 km depuis l'Amérique du Nord jusqu'aux forêts du Michoacan au Mexique, à raison de 35 km / jour. Et encore plus étonnant : le trajet du Nord au Sud est réalisé par un seul papillon et le trajet retour par pas moins de 5 générations ! 

Comment ces papillons résistent aux différents climats, comment s'orientent-ils, comment les générations du retour reviennent à destination...: autant de mystères que les scientifiques ne parviennent toujours pas à percer. Celui venant du nord vient hiberner d'octobre à mars dans le Michoacan à plus de 3300 mètres d'altitude. Ils se retrouvent par milliers sur les pins: on ne distingue plus les branches ni les troncs d'arbres.

Et lorsque le temps se radoucit et que le soleil vient enfin les réchauffer, ils reprennent leur envol en nuée. En nous aventurant assez loin dans le sanctuaire, on a réussi à éviter la foule pour " entendre " les papillons voler. La forêt est appelée sanctuaire car tous les papillons ne survivent pas notamment les mâles qui meurent très rapidement après accouplement. Bref, beaucoup d'informations scientifiques ... Si vous avez l'occasion de passer au Mexique entre février et mars je vous conseille fortement de passer par ce sanctuaire pour vivre cette magie de la nature : se balader parmi des nuages de papillons, entendre de simples battements d'ailes !! , les laisser se poser sur vous, s'émerveiller devant un réveil de papillon, ...

Et joyeux anniversaire MAMAN !

Agnès et Romain

5 févr. 2011

Pie de la Cuesta !

Une fois ... sera coutume !
Les mexicains sont mordus de jours fériés et ce n'est pas pour nous déplaire ! Et c'est encore une bonne occasion de visiter le pays.

Nous partîmes donc plein d'entrain à 6h30 du matin pour être à 11h les pieds dans l'eau... quand sur le chemin nous croisâmes un carambolage de 8 voitures laissant derrière elles des débris sur la route. Quelle ne fût pas notre surprise quand quelques mètres plus loin nous dûmes stopper en urgence la voiture sur le bas côté pour cause de bruit très suspect au niveau de la roue avant gauche... "Un bidule" (on ne s'est toujours pas ce que c'est) était en train de dégonfler notre pneu... Commença alors l'activité "savoir changer une roue sans les bons outils" ! Mais comme toujours, nous avons rencontrés des mexicains très serviables et nous sommes repartis avec un pneu quasi-neuf !

On est finalement arrivé à Pie de la Cuesta, près d'Acapulco, vers 12h30. Le site ressemble à Berck-sur-mer pour la taille de la plage, aux Landes pour la violence des vagues mais ... les températures extérieure (30-35°C) et de l'eau (25°C) changent la donne. Autant dire que ce fut un week-end très tranquille à faire les crêpes sur la plage, les torpilles dans les vagues et les sportifs en tentant quelques parties de volley ball quand le sable n'était pas trop brûlant.

On n'est pas retourné à Acapulco voir les "plongeurs de la mort". Il paraît que la ville est de moins en moins sécurisée... On n'a même évité de traverser le centre à l'aller comme au retour. Tant mieux, les routes dans la montagne sont enrichissantes aussi: cette région donne une impression d'abandon, de délabrement, ... Les beaux jours de la ville et de la région d'Acapulco sont loin derrière elle... quelle dommage ! Il y a tant à (re)développer sur la côte.

On revient encore une fois avec de belle couleur et surtout bien reposé !

Dur dur de retrouver les bruits de la ville (enfin...depuis notre nouvel appart', on peut entendre les cloches sonner et les oiseaux chanter ;-) )

Agnès et Romain

30 janv. 2011

Tula

A croire qu'il n'y a que des pyramides (des tas de pierres pour certains) à voir au Mexique ! ...

Effectivement, il y en a beaucoup mais sans cesse différentes. Cette fois-ci, on n'est pas allé très loin : à Tula de Allende, à 1h du DF. C'est un site très peu visité et pourtant c'est l'ancienne capitale Toltèque, une population qui a dominé le centre du Mexique au postclassique. Et d'ailleurs, l'architecture de ce site a influencé celle des mayas qui sont, je vous l'accorde, bien plus connus.
C'était donc apparemment un site d'une haute importance puisque le "légendaire" roi-prêtre Quetzalcoatl y régna. Il a aboli les sacrifices humains ... mais donna à la guerre un caractère sacré !
Finalement, il ne reste que le socle de la pyramide principale baptisée : Tlahuizcalpantecuhtli (c'est pas une blague) sur laquelle repose 4 atlantes de basalte haut de 4,5 m. C'est assez curieux comme architecture par ici, d'où notre excursion.


Et comme à l'accoutumée, on a terminé notre visite par une balade au marché du village voisin! quelques tacos traditionnels : au mouton et aux torillas bleues (je ne sais toujours pas ce qui donne cette couleur) ainsi qu'un vrai repas mexicain (crema de calabazas, milanesa de pollo con arroz y frijoles y un postre de arroz con leche) pour $50 (café compris) ! avant de faire un petit tour de manège
On prend enfin des couleurs (au bout de 10 mois ...)
Agnès et Romain

24 janv. 2011

Argent !

L'année 2011 commence bien !
On reprend nos habitudes et celles-ci ne sont ni mauvaises ni lassantes: les échappées belles en dehors du D.F.


Ce dimanche, on a choisi comme destination la capitale de l'argent autrement dit Taxco (prononcez Tasco). Je vous arrête tout de suite, on ne trouve pas encore d'arbre à sous sur cette planète, encore moins de ce côté de l'Atlantique ! D'ailleurs qui de nous ou des commerçants brassent le plus d'argent ...?

Taxco est une ville de l'état de Guerrero située à 3h à peine de Mexico au sud-ouest. A l'origine, il y avait des mines d'argent et de cuivre. Aujourd'hui ,elles ne sont plus exploitées mais la ville continue à être la référence en matière de bijoux en argent. Autant dire que lorsque on s'y rend, mieux vaut se fixer un budget ! mais dur dur de résister quand on sait que toutes les boutiques ne proposent que des bijoux. On est toutefois resté très sage.

Pour autant la ville ou plutôt le village reste très agréable et authentique. Il ne ressemble en rien aux village mexicains qu'on a vus jusqu'ici. C'est plutôt calme, les rues sont pavées, les maisons ont des balcons, plusieurs étages, ... et surtout c'est un vrai labyrinthe de ruelles où l'on ne cesse de monter, descendre et chercher son chemin ! mais tous mènent à la statue du christ au sommet de la colline. De là, on a un superbe panorama sur Taxco. Il paraît qu'il y a des combis (minibus) qui peuvent nous y emmener ! On a préféré y monter à pied. On s'est un peu perdu mais ça nous a permis de découvrir la face cachée du village : en quelque sorte la pauvreté au pied (ou plutôt au sommet) de l'argent. Plus on monte, plus on s'éloigne de la richesse ... plus on s'élève vers Dieu ... (à méditer).



Après cette grimpette, on a succombé à l'activité principale des mexicains : manger ! et s'hydrater avec une bonne bière du pays (pour ma part, je suis une grande fan de la Bohemia Clara ! ). Comme des bleus, on s'est fait embarquer par un mexicain qui parlait ma foi pas trop mal français jusque dans un restau ... vide ... mais où on peut manger de bonnes fajitas avec une superbe vue sur la ville, la statue et bien entendu l'église principale ! Ah oui, parce qu'à Taxco, il y en a un bon paquet d'églises !



Un dernier tour dans la ville pour les achats (au dernier moment pour ne pas abuser et pour ne pas se faire dévaliser!) et nous voilà déjà repartis ! 6h de route dans une journée : même pas peur et que de bons souvenirs (quelques coups de soleil, du miel et de jolies bagues)

Agnès et Romain

21 déc. 2010

Mariage et Tas de pierres

Dernier week-end au Mexique et premiers jours de vacances pour 2010 !

Je craignais de perdre 3 jours à Mexico au lieu d'en profiter en France mais finalement on est allé au mariage d'un collègue, et ami, de Romain. J'ai trouvé très sympathique de sa part de nous inviter à la dernière minute. On se rend compte encore une fois que les mexicains sont chaleureux et accueillants ! Ils invitent facilement et surtout ils aiment partager leur culture. Et puis, quand il y a de la place pour 450 personnes, il y en a pour 452 ... (mariage classique, un grand mariage c'est quand il y a plus de 1000 invités!). La messe me paraît plus animée qu'en France : il y a plus de chants, des applaudissements, une dizaine d'amis défilent devant le prêtre pour faire bénir quelques objets (bible, chapelet, crucifix, bougies, ...) puis les mariés sont liés par les alliances bien entendu mais aussi par un double chapelet qu'ils portent lors de la cérémonie. Avant de quitter l'église, ils adressent une prière à la Virgen de Guadalupe. Depuis peu, les mariés ne sont plus arrosés de riz à la sortie de l'église car les prêtres (et la population) ne supportent plus ce gâchis de nourriture alors que beaucoup ne mangent pas à leur faim. La suite des festivités se poursuit dans un superbe jardin avec salon aménagé en extérieur et piste de danse avec orchestre ! Les tables sont décorées avec goût... tout comme les plats qui en avaient sans être trop relevés ! et rapidement les mariés ouvrent le bal ce qui permet à tous les invités, tous, de profiter de la piste de danse. Et puis, il faut bien rentrer, alors il faut prévenir le chauffeur pour qu'il nous apporte la voiture qu'il est allé garer en arrivant...

La fête ne nous a pas empêchés le lendemain de faire une excursion pour aller voir un tas de pierres à Tepoztlan: une pyramide (ou ce qu'il en reste) au sommet d'une falaise. Une heure de grimpette sur un chemin aménagé (marches et échelles) pour trouver au sommet de drôle de bêtes affamées. Elles ne nous ont cependant pas gênés pendant la sieste au soleil au pied de l'édifice. On prend vite quelques habitudes: restau mexicain, marché du coin pour les souvenirs et se fondre dans l'ambiance ...

Puis retour tranquille sur Mexico pour préparer les valises pour le retour en France ! (pour quelques jours ...)

Agnès et Romain

1 déc. 2010

Las Estacas

Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas ! 
Après une escapade au frais à la montagne il y a 15 jours, cette fois-ci on a profité du beau temps pour ressortir les maillots de bain et les tongs. Il nous a fallu presque 2h30 pour trouver notre petit coin de paradis mais ça en valait la peine ! Je pourrai m'étendre sur la beauté du site, l'aspect sauvage, l'eau transparente, les palmiers, ... mais je pense que les photos parlent d'elles -mêmes. Ce que je peux toutefois préciser, c'est le CALME qu'on y a trouvé. C'est presque troublant ... En général, lorsque le mexicain se déplace, ce n'est jamais seul, sans sa glacière, sa table, de quoi faire un barbecue et surtout sans la sono !! mais ce dimanche on a eu de la chance (ou peut-être que l'entrée du site était un peu chère ...) 
Pourtant Romain (qui bientôt pourra faire un classement des meilleurs sites pour la sieste) ne s'est pas totalement reposé. C'est sûr que 8 personnes (la bande de copains habituelle) qui pendant 1h30 retombent en enfance en faisant des bombes dans l'eau en s'élançant d'un trapèze c'est pas ce qu'il y a de plus calme.
On a même rapporté quelques souvenirs : de belles piqûres de moustique ! (comparable aux aoûtats voire bien plus féroces). Nous, pauvres peaux blanches, on a envié le seul mexicain qui a échappé sans difficulté à ces prédateurs redoutables.

13 nov. 2010

Début de vie active

Voilà un bout de temps que je n'ai pas mis à jour mon carnet de bord. Il faut dire que l'entrée dans la vie professionnelle c'est pas mal prenant. Bon d'accord, je ne peux pas me plaindre question horaire! Ici, les enfants vont à l'école de 8h à 14h, tous les jours de la semaine, de la maternelle au primaire. A partir du collège seulement, les cours ont lieu toute la journée. Je suis donc auprès des enfants en non stop toute la matinée ... ou presque : je redécouvre le système de récréation! même si ce n'est pas du temps passé avec les élèves, ce sont des moments riches pendant lesquels les informations circulent de manière informelle et à une allure fulgurante. J'ai appris (fort heureusement pas à mes dépends !) ce que veut dire l'expression "tournez sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler" ! Tout ce sait... Bref, je n'ai pas une minute sur mon temps scolaire, je passe donc quelques après-midis à préparer les séances, à confectionner le matériel, et à bouquiner sur le sujet. Même si faire parler les gens c'est mon domaine, la population à laquelle je suis confrontée est tout à fait nouvelle pour moi. La plupart des enfants que je suis n'ont pas de langue maternelle définie et souvent le français n'est pas parlé à la maison! Les histoires familiales au Mexique sont à mon goût trop souvent dramatiques et bouleversantes. Pour autant ils n'ont pas l'air si malheureux, je ne sais pas où ils puisent toute leur énergie mais ils sont plein de ressources.
 

En plus des quelques après-midi libres, j'ai eu un jour férié il y a 15 jours. Au Mexique, on ne fête pas la Toussaint ni Halloween (même ici ça ne fait pas fureur) mais El Dia de Muertos le 2 novembre autrement dit une fête joyeuse pendant laquelle on célèbre les morts. Le 1er novembre est dédié aux enfants, le 2 novembre aux adultes. Les mexicains préparent el pan de muerto: petit pain sucré parfois aromatisé à l'anis ou au zestes d'orange et un pique-nique qu'ils vont déguster sur la tombe de leurs défunts. Ensuite tout le monde se rend au zocalo (place centrale du village) déguisé en squelette ou autres représentations de la mort pour admirer le travail de certains artistes : tout est très coloré et chargé en détails ! La foule est dense mais il n'y a pas de heurts, on croise par-ci par-là des chamans qui vous débarrassent des mauvais esprits à l'aide de plantes magiques et de chants traditionnels...en échange de quelques pesos. Les sons de cloches qui annoncent la messe se mêlent donc à leurs chants et aux concerts organisés en face de la cathédrale. La mort n'est donc pas taboue et les plus petits y sont confrontés très tôt.

Et cette semaine on a encore eu le droit à un autre jour férié à l'occasion de l'anniversaire de la révolution mexicaine (euh oui encore ...). On a donc eu un week-end de 3 jours. On en a profité pour aller faire l'ascension de la Malinche (un ancien volcan à 2h30 de Mexico) qui culmine à 4461m. d'altitude. Des amis d'école de Romain qui terminaient leur séjour au Mexique nous ont rejoins pour l'occasion ainsi que des amis de Mexico. Nous avons dormi dans un petit chalet au pied du volcan. Malheureusement nous sommes arrivés un peu tard dans la nuit: la signalisation n'est pas le fort du Mexique. La source sûre pour demander son chemin c'est le Pemex soit la station service. Heureusement, on en croise assez souvent sur les routes pour pouvoir recroiser les informations. Arrivant tard nous n'avons donc pas pu allumer un feu... la nuit fut légèrement glaciale à 3300 m. Mais après un bon petit dej et un cafe de olla (un café typique de la région à la cannelle) nous pouvions démarrer... mais certainement pas à toute allure ! Nous n'avons pas pu échanger beaucoup de mots... non pas que nous devions garder nos forces pour supporter les 1000m de dénivelé mais parce que le manque d'oxygène se fait très vite sentir.

On était une dizaine à souffler comme une locomotive. Nous partîmes à 11, 2 personnes nous abandonnèrent à la lisière de la forêt juste au moment où la balade offre enfin une belle vue sur toute la vallée. C'est aussi à partir de là que le chemin devient de plus en plus raide : d'abord il faut atteindre la crête. C'est ici que nous perdîmes une 3ème personne, Romain pour ne pas le nommer ! puis grimper dans les rochers (à 4 pattes) puis escalader un peu pour atteindre le sommet. Nous parvînmes à 8 au sommet (une ascension en 4h pour moi !) et où des chiens errants attendaient leur casse-croûte!



On a eu un temps superbe durant toute la balade et pas un souffle de vent au sommet. On a pu voir les 3 fameux volcans du Mexique : le Popocatepetl encore en activité (on a entendu quelques grondements et vu de la fumée s'échapper ) et qui représente l'homme; l'Iztaccíhuatl qui représente la femme (le sommet du volcan a la forme d'une femme allongée) et endormie. Et enfin l'Orizaba avec son sommet enneigé. On est resté près de 2h au sommet pour pique-niquer et faire la sieste ! Mais le mal de tête nous a obligé à redescendre. La première partie est plutôt sympa: séance de sauts et de dérapages dans la cendre. La suite vous rappelle douloureusement la présence des muscles de vos cuisses... On n'a pas fait long feu le soir...


Le lendemain on a passé une journée tranquille à Cholula où il y a la plus grande pyramide du Mexique. Aujourd'hui, elle ne ressemble plus qu'à une colline, comme au temps de Cortes qui d'ailleurs y a construit une église à son sommet. On a ensuite arpenté les rues de la ville (à défaut des 13km de souterrains de la pyramide pour cause de fermeture) tout en sirotant un chocolat au lait local qui en fait est un chocolat à l'eau assez surprenant ! amer et sucré à la fois avec une couche de mousse sur le dessus.

26 sept. 2010

Bicentenaire au Mexique

Comme je le disais dans l'article précédent, le Mexique fêtait la semaine dernière le bicentenaire de la Guerre d'indépendance et de la Révolution Mexicaine. Pour l'occasion, on a eu le droit à quelques jours de congés (5 pour ma part, la semaine de boulot a été exténuante ;-) et 4 pour Romain). On en a profité pour découvrir une nouvelle Région : le Michoacan. Maevayou, cette région est pour toi, on y mange que des glaces. Mais pour les mordus de cochon (la grippe a disparu, pas de panique) on y trouve aussi d'excellentes carnitas. Ce sont des tacos garnis à la viande de porc. Et chose curieuse, on ne trouve ce genre de tacos que ... sur les marchés... disons... insalubres. MAIS on n'a pas été malade !! et en plus c'est bon. Dommage, on ne peut pas vous faire partager l'ambiance mais au moins avec les photos vous pouvez voir à quoi ça ressemble (et au passage, petite pub pour le sympathique cuistot qui a préparé nos carnitas et qui nous a offert une "magnifique" tirelire cochon).
Une fois bien rassasiés, on a pu profiter des marchés: jouets et meubles en bois, décorations en tout genre en osier. On trouve tous les styles, toutes les tailles et même le sur mesure, "yaka" demander !
La destination principale pour le week-end, c'était le Volcan Paricutin. On nous avait prévenus mais on a quand même eu mal ... malgré le coussin sous les fesses. Pour ce rendre au volcan, pas d'autre choix que de "louer" des chevaux. La balade dure au total 7h! Il faut bien 2h pour se rendre au pied du volcan encore en activité. On est alors bien content de descendre du canasson pour marcher un peu jusqu'aux fumerolles et ensuite grimper au sommet. De là, on se rend bien compte de l'étendue des dégâts causés par la coulée de lave. Un village entier a été enseveli mais paraît-il aucun mort n'est a déploré car l'éruption n'a pas été violente et l'écoulement de la lave a duré des années. On a médité là-dessus en pique-niquant et surtout pendant la sieste au sommet du volcan. Et puis ... on est remonté à cheval ... aïe aïe aïe. Il nous a fallu 3h de plus pour atteindre ce qu'il reste du village soit le clocher de l'église ;et enfin rendre les chevaux. Nos jambes et notre dos se souviennent encore de la balade. Mais on gardera surtout en mémoire le côté lunaire et la beauté du site! 
Pour notre dernier jour, à Morélia, on a partagé un petit déjeuner de chef : buffet à volonté : jus d'orange et autres fruits pressés, café, de la baguette !!!!, des fruits, œufs brouillés, du fromage blanc, 6 plats au choix, tacos bien sûr, etc ... pour 240 pesos (15 euros à 2 avec la propina (le pourboire))...pour oublier nos douleurs. Installés sous les arcades, on a vu défilé cyclistes, trottineurs, rollermen, joggeurs et autres promeneurs du dimanche. Dans cette ville, l'avenue principale devient piétonne tous les dimanches ! c'est pas si pollué le Mexique ...

Agnès et Romain