10 juil. 2010

Pesero

Il paraît qu'il ne faut pas prendre de taxi dans la rue (risque d'arnaque, détournement de destination et plein de choses horribles encore ...) mais les taxis sécurisés c'est bien trop cher ! Le métro c'est pas mal pour les longues distances dans Mexico DF mais pour les courtes distances... à pieds ... ça devient vite de longues distances !
La solution ? El Pesero ! Alors ça j'aime beaucoup !

Il suffit de se positionner à un coin de rue (esquina) d'attendre quelques secondes (... paaarfois quelques minutes) et dès qu'une camionnette blanche et verte pointe son nez "yapluka" lever la main et le pesero s'arrête! que dis-je il freine, s'arrêt
e 2 secondes et repart aussi sec. Quand une personne veut descendre c'est pas compliqué, il suffit d'appuyer sur le bouton (comme dans n'importe quel bus français) quand il y en a un, sinon faire signe au chauffeur quand il n'y a pas beaucoup de monde dans le pesero, ou dernière technique crier "bajan" en se positionnant à l'arrière du bus. Le chauffeur n'arrête pas franchement le pesero (sauf dans les bouchons ou au feu rouge) mais il ralentit : un saut de chat et hop on est largué sur la route !
Autant vous dire que les accélérations et les décélérations sont nombreuses sur le parcours puisque chacun monte et descend où il veut. Petite touche personnelle du chauffeur de temps en temps: la sono peut tourner à fond dans le pesero.
Bref, c'est très pratique ... MAIS après avoir appris un minimum de noms de "colonia " (quartier), de grands axes, de stations de métro (indiqués sur le pare-brise du pesero) et de quelques rues aussi (pour arriver à destination) ! Parce que même si je peux descendre où je veux, le pesero à tout de même un trajet définit. Impossible pour moi de me balader incognito et pour le coup c'est pas mal parce que les passagers ou le chauffeur prennent le temps d'écouter ma destination pour m'indiquer le bon pesero. Donc jusqu'ici pas de mauvaise surprise et je suis toujours à l'heure.
Enfin, dans le pesero, les passagers PAYENT. Et il n'y a pas de contrôleur. Et encore mieux : quand le pesero est plein, certains montent par l'arrière et il font passer la monnaie via les passagers jusqu'au chauffeur ! et personne ne s'accapare la monnaie. Bon d'accord ça coûte des clopinettes le pesero (le nom vient du fait qu'à l'origine ça coûtait 1 peso aujourd'hui 3 pesos) mais quand même. Et puis ils vont aussi directement au fond du bus pour faire de la place. Les jeunes laissent la place au vieux. Et encore plus étonnant, aux arrêts officiels (oui il y en a), les gens font la queue. S'ils ne montent pas dans l'un ils attendent sagement le suivant.
Beaucoup de mexicains utilisent ce mode de transport. Ça pourrait être bon pour la planète ... le hic c'est que ces camionnettes sont tellement vieilles qu'elles polluent énormément ...
Il existe pourtant une version électrique qui coûte moins cher 2 $ (2 pesos) : le trolebus. Mais le réseau est moins dense ...
Je dois encore essayer le "micro" : modèle réduit du pesero !

6 juil. 2010

Il fallait bien aller au Mexique pour découvrir la Pelote Basque !

Cette année, les XVIèmes championnats du monde de Pelote Basque se déroulent à Pau (du 1er au 10 octobre). Et le Mexique qui a accueilli 3 fois les championnats (1982, 1998, 2006) sera bien sûr de la partie. Ici, c'est le 2nd sport national après le catch. Quand on quitte le D.F. (district federal de Mexico), il y a des frontons partout.

En vue des championnats
, il y avait ce week-end des rencontres amicales entre des équipes mexicaine et ... française ! On est donc allé voir une "partie" et non un match de pelote basque "à main nue" "en mur à gauche" au "trinquet" dans le sud de Mexico. En général, la partie se joue en "tête à tête" mais parfois en "deux contre deux". C'est ce qu'on a vu. C'est très impressionnant ! sans même vraiment connaître les règles. Les joueurs n'ont ni "chistera" ni "paleta" ni "Xare" pour frapper la pelote mais uniquement leur main. Quand ils récupèrent la pelote à la volée le bruit de claquement est violent ! Ils ont quand même un "pansement" sur la paume mais rien de très épais. Pour vous faire une idée, la pelote est aussi dure qu'une balle de baseball, quasiment de la même taille et elle rebondit mais très peu. Autant vous dire que pour renvoyer la pelote du fond de la "cancha" (terrain) sur le fronton il faut y aller parce que la distance est de 30 m. A la fin de la partie, leur main à quasi doublé de volume. Mieux vaut ne pas se prendre une baffe par les joueurs de pelote à main nue !

Le style est bien différent entre les mexicains et les français. Côté jeu, je ne ne peux pas trop me prononcer mais côté esbroufe les mexicains sont doués. Ils jouent avec le public, ils crient pour impressionner, frappent dans les portes, s'énervent... c'est un vrai spectacle ! alors que les français sont très réservés et ne s'éparpillent pas. Mais les 2 techniques sont bonnes car le score était très serré. Enfin, il y a une autre grande différence : c'est que les mexicains ne sont pas gênés par l'altitude. Pour rappel, la ville de Mexico est à plus de 2200 mètres. Les français, qui étaient là depuis quelques jours pourtant, ont quand même soufferts ! La partie a duré 1h, ils étaient é-pui-sés alors que les mexicains fanfaronnaient presque.

Côté public ... il n'y a que des hommes ! les seules femmes dans les gradins c'était une copine de Romain et moi ! Et il n'y avait pas beaucoup de jeunes mis à part nous et quelques gamins mais sinon que des hommes âgés qui semblaient avoir l'habitude de passer leur samedi après-midi sur les gradins.

Bref, j'ai dû traverser l'Atlantique et traverser pendant 2h30 Mexico pour découvrir la Pelote Basque ! c'est plutôt une bonne expérience, d'autant plus que j'ai rencontré les équipes française et mexicaine qui se présentent à Pau. Les mexicains sont très motivés car lorsqu'ils gagnent, ils reçoivent une belle récompense financière en plus d'un salaire pendant 2 ans !! et pour eux c'est vraiment le jackpot ...

Le lendemain, avec les amis de Romain, on a aussi fait du sport ! et ben si les sportifs de haut niveau étaient épuisés, nous on était explosé !! la moindre course me brûlait les poumons et obligée de faire des pauses régulièrement pour reprendre mon souffle !
Je comprends mieux pourquoi les expat' s'empâtent ...

La prochaine fois j'espère vous raconter ma sortie au catch !

1 juil. 2010

Les surprises du Mexique

C'est une chose à laquelle je n'avais pas pensé ...
Il y a bien sûr le cyclone Alex qui prend de l'ampleur dans le Golfe du Mexique mais heureusement il passera bien au-dessus de Mexico.
Mais la capitale n'a pas été épargnée.
Un tremblement de terre de 6.5 sur l'échelle de Richter nous a réveillés dans la nuit de mardi à mercredi à 2h30 !! Brrrrr.... C'est très bizarre. D'abord il y a un grondement sourd (je n'avais pas d'image pour cette expression, maintenant c'est fait) et puis très rapidement les secousses arrivent. Ça fait le même effet de balancement que d'être assis sur un tabouret dont les pieds seraient mal fixés. Ramenez cet effet à la taille d'un immeuble de 9 étages ... au 8ème on a bien senti le mouvement ! Ça n'a duré que 7 à 10 secondes mais ça m'a semblé bien plus. En tout cas, ce qui est sûr c'est que les mexicains ont l'habitude et les bons réflexes à savoir sortir et rejoindre le point de rdv. Parce que nous, on a tellement été surpris qu'on est resté figé sur place ! à attendre que ça passe ... mais comme on n'a pas beaucoup de déco, pas grand chose risquait de nous tomber dessus ! Plus de peur que de mal, on a réussi à se rendormir... avec des sueurs froides.

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