31 mars 2012

Week-end Ecolo

Mexico est réputé pour être une ville polluée et ce n'est pas une légende ! Et quand on parle de pollution, ce n'est pas seulement la pollution atmosphérique ! On a le choix :

- la pollution visuelle : des pubs partout, de toutes les tailles et par tous les moyens. Ce sont les affichages gigantesques sur les immeubles et obstruant les fenêtres ou tout le long du périph' ou des avenues, les hommes sandwiches aux carrefours, les camionnettes avec écrans lumineux,... toute surface libre est bonne à prendre !

- la pollution sonore : je ne reviens pas là-dessus, je pense que j'y fais suffisamment référence dans mes articles ;-)

- la pollution de l'air : des 4x4 partout, des camions à double remorque, des bus qui datent de l'an mille, une essence mal raffinée, les moteurs qui tournent et ne sont éteints qu'au parking, ... en voici un bon cocktail !

et pourtant on voit de plus en plus une sensibilisation au tri des déchets... c'est un bon début mais quand on sait qu'au bout de la chaîne tout est de nouveau mélangé ... ça en décourage plus d'un. La seule motivation pour le moment c'est celle des éboueurs qui trient les ordures ménagères dans le but de récupérer le carton, le plastique et autres matières qu'ils pourront revendre au poids.

Alors pour me donner bonne conscience et parce que le geste de chacun c'est pas rien ! j'ai appris à faire de la peinture écolo avec une copine et le tout dans un cadre magnifique : aux pieds des volcans. Ça coûte rien, c'est convivial et si on s'organise bien ça ne prends pas trop de temps. 


1ère étape : ramasser les feuille de cactus 

2ème étape : enlever les épines. 

3ème étape : découper les feuilles en petits cubes ! attention ! ne pas mélanger les équipes repas / peinture 

4ème étape : les laisser reposer toute la nuit dans un grand seau

5ème étape: récupérer "la bave de crapeau" 

6ème étape : mélanger le liquide verdâtre avec de la chaux et ... avoir confiance en cette mixture ! ça peint blanc !!!

7ème étape : admirer le résultat


Myriam, Lalo et Agnès



19 mars 2012

Mega Margarita


 Un grand bol d'air pur, c'était l'objectif de ce week-end. On est donc allé à Puerto Vallarta : un ancien village de pêcheurs qui s'est en fait transformé en mini Cancun. J'exagère, la zone hôtelière s'est installée près du nouveau port ce qui permet encore d'apprécier la vieille ville. Le soir, le malecone est bondé de touristes américains, canadiens et français. Il y avait pour une fois très peu de mexicains ...  et les hauts-parleurs des restau-boîtes de nuit font fuir plus qu'autre chose. On a quand même vu quelques danses régionales: je vous laisse découvrir la vidéo (quand j'arriverai à la charger). Ce qui nous a marqué c'est à la fois la musique un peu celte, les tenues traditionnelles peu communes au Mexique (le voile par exemple) et les traits du visage toujours aussi différents d'une région à l'autre. Je ne sais pas si c'est le fait de vivre ici et d'avoir l'oeil plus aiguisé mais tous les mexicains ne se ressemblent pas !! Les Huitcholes (de Jalisco, état dans lequel se trouve Puerto Vallarta) ne ressemblent pas au Chilangos (surnom donné aux habitants de Mexico DF) ni aux indigènes du Chiapas...




En plus de respirer l'air marin, on venait voir les baleines. On en a suivi 2 ou plutôt une baleine et son petit ! ils se sont fait désirer et c'est seulement au bout de 2h qu'ils ont commencé à faire des pirouettes, avant de filer vers le large.




 
On s'est consolé avec de délicieuses margaritas : les mexicains ne font pas dans la demi-mesure quand il s'agit de servir de la tequila !




Bise
Agnès et Romain


PS: le tremblement de terre de ce mardi était effectivement violent et impressionnant. Les élèves m'ont impressionnée eux aussi quant à leur sang-froid et par leur bon réflexe.  Les collègues de Romain qui travaillaient dans les bureaux au 15eme ont été plus que secoués et choqués mais pas de blessés !! En rentrant dans notre quartier (4h après) les gens étaient encore dans la rue parce qu'ils avaient évacué et n'avaient toujours pas l'autorisation de remonter dans les bureaux. Bref, plus de peur que de mal. Pas de casse ni de dégâts à déclarer par chez nous et les amis vont bien. Notre immeuble est récent et apparemment aux normes car rien n'est tombé, rien n'est brisé ni fissuré.

12 mars 2012

...ça use, ça use !

comme il faut sortir de la ville pour rester en bonne santé, on s'exécute !


Dimanche dernier, on est allé faire une randonnée sur un vrai sentier, cette fois-ci, dans un cratère de volcan éteint depuis ............? depuis très longtemps puisque aujourd'hui le sommet est couvert de neige toute l'année et il y a des lacs au fond du cratère. 



C'est tout un spectacle et une aventure avant même d'arriver au point culminant : d'abord trouver au petit bonheur la chance la bonne route ! ah oui parce que les indications sont plus que curieuses au Mexique soit y en a mais une seule fois en sortant de la ville et ensuite ... euh ben on se débrouille. Le bon côté c'est que ça permet d'aller au contact de la population locale pour se renseigner. Soit y en a mais c'est rarement la même information : l'ancien nom du volcan par exemple, Xinantecatl en nahuatl; ou des panneaux installés après la sortie ... bref une première étape avant d'arriver au site. Là, il faut suivre le cortège de voitures : le dimanche, c'est culturel, on sort en famille (et la grosse voiture aussi !). Ensuite se battre pour trouver une place et enfin grimper. Là on s'équipe, on s'imagine qu'on va marcher des heures avant d'atteindre le sommet et peut-être découvrir une marre aux canards et comme on aura marché des heures on trouvera ça magnifique, et ... STOP! au Mexique ça ne se passe pas comme ça ! Sur un site touristique, ce qu'il y a à voir n'est jamais à plus de 20 minutes à pieds ! et c'est vrai même à plus de 4600 mètres d'altitude. Après le cortège des voitures, place aux place aux famille : nourrisson, ado, p'tit vieux tout fripés ! excusez l'expression mais y avaient des mamies (tiens ? pas d'homme...) de 70 ans voire plus qui grimpaient pour proposer en haut des en-cas.
 


Notre groupe a poussé un peu plus loin en faisant le tour du lac et pique-niquer au bord. Après une bataille de boules de neige peu efficace par manque de souffle, la grêle nous à rattrapés. On a alors quitté les lieux à toute allure !! enfin en crachant comme de vieilles locomotives pour rentrer au DF. C'est sur la route qu'on a eu de belles surprises. Je vous laisse découvrir la vidéo ... qui parle d'elle-même!



bise
Agnès et Romain

PS: après 2 randos, ce week-end direction la plage ! avec un peu de chance on verra peut-être des baleines ...

4 mars 2012

1 km à pieds ...


une toux persistante, un rhum qui traîne, quelques frissons et courbatures, un peu de fatigue, ... bref un cocktail qui nous a menés tout droit chez le médecin il y a déjà quelques semaines et nous avons mis à profit ses bons conseils : "boirrre beaucoup dé jous; sé couvrir lé mata et lé soirrr et sorrrtirrr dé Mejico ". 
- le jus d'oranges pressées au p'tit dej' : ok
- le foulard : ok 
- partir en week-end : ben si c'est le médecin qui l' dit !!!

Donc y a 15 jours on est allé se promener au bord des lacs de Zempoala . On est parti un peu trop optimistes par rapport au temps... de 25°C à Mexico, c'est tombé à 6-7 et on a vite fait de remplacer le short par un pantalon et le maillot de bain par un gros pull acheté sur place. Encore une fois on s'est rendu compte que la randonnée n'est pas franchement développée par ici : des sentiers existent mais empruntés uniquement par les touristes... autant dire qu'il faut faire son chemin ! ce qui nous a valu de bons fous-rire et glissades. En revanche, côté activité incontournable, on a bien pris le pli mexicain : où que tu ailles, c'est manger. C'est d'ailleurs à partir de 14h30 que la foule est arrivée : un vrai tableau d"un dimanche en famille surveillé de loin par quelques patrouilles ("nous sommes là, proches de vous"). Puis retour en ville en faisant un crochet par le marché aux fleurs de Xochimilco (un jardiland gi-gan-tes-que) pour s'offrir quelques plantes de camouflage pour le balcon.  

Agnès et Romain