23 févr. 2011

Papillon Monarque



La nature du Mexique continue de nous surprendre!Ce week-end, c'est sa flore qui nous a ébloui les yeux : nous sommes allés à la rencontre des papillons monarques. Ce sont des papillons oranges et noirs d'une dizaine de centimètre d'envergure et qui pèsent environ 0.5 g. Et c'est ce qui est le plus impressionnant quand on sait qu'ils parcourent près de 4000 km depuis l'Amérique du Nord jusqu'aux forêts du Michoacan au Mexique, à raison de 35 km / jour. Et encore plus étonnant : le trajet du Nord au Sud est réalisé par un seul papillon et le trajet retour par pas moins de 5 générations ! 

Comment ces papillons résistent aux différents climats, comment s'orientent-ils, comment les générations du retour reviennent à destination...: autant de mystères que les scientifiques ne parviennent toujours pas à percer. Celui venant du nord vient hiberner d'octobre à mars dans le Michoacan à plus de 3300 mètres d'altitude. Ils se retrouvent par milliers sur les pins: on ne distingue plus les branches ni les troncs d'arbres.

Et lorsque le temps se radoucit et que le soleil vient enfin les réchauffer, ils reprennent leur envol en nuée. En nous aventurant assez loin dans le sanctuaire, on a réussi à éviter la foule pour " entendre " les papillons voler. La forêt est appelée sanctuaire car tous les papillons ne survivent pas notamment les mâles qui meurent très rapidement après accouplement. Bref, beaucoup d'informations scientifiques ... Si vous avez l'occasion de passer au Mexique entre février et mars je vous conseille fortement de passer par ce sanctuaire pour vivre cette magie de la nature : se balader parmi des nuages de papillons, entendre de simples battements d'ailes !! , les laisser se poser sur vous, s'émerveiller devant un réveil de papillon, ...

Et joyeux anniversaire MAMAN !

Agnès et Romain

12 févr. 2011

Un petit mot sur notre déménagement

Voilà 15 jours que nous avons déménagé !
Ça n'a pas été facile de trouver un nid douillet... Il faut dire qu'on a quelques contraintes (ou exigences ;-) ). Il y a les aspects pratiques mais aussi de bien être.

Comme normalement on ne s'installe pas pour longtemps à Mexico, il nous faut un appart' meublé. Bon... ça, c'est faisable. Mais qu'il soit en plus équipé ... c'est une autre affaire. D'ailleurs, ici, le lave-vaisselle : ça n'existe pas !!! ou la femme (oui parce que l'homme est trop macho pour s'y coller) passe son temps à faire la vaisselle ou alors on crée un emploi et on embauche une muchacha (la bonne à tout faire).

Et puis, on a la chance d'avoir une voiture. Or à Mexico ne pas avoir de parking privé: c'est invivable ! Il est possible de se garer dans la rue, encore faut-il trouver une place. Et lorsque enfin on en déniche une, il faut payer un type qui sort de nulle part et qui décrète que cette place libre lui appartient.

Mais le plus dur : trouver une endroit CALME! Le rapport au bruit pour un mexicain est bieeennnn différent du nôtre. Le silence, ici, mmmmh ... comment dire ... c'est comme le lave-vaisselle. Alors, à défaut d'être au calme on supprime comme on peut les sources de bruit : les avenues sur lesquelles circulent les peseros, les doubles semi-remorques; les carrefours où tout le monde klaxonne alors que c'est rouge !! les voisins qui vivent non seulement les fenêtres ouvertes 24h sur 24 mais la porte ouverte et qui vivent sur leur palier et ceux des autres au passage, les mascotas (les animaux de compagnies) qui aboient à 5h du mat et à 23h dans la cage d'escalier,...
Mais on ne peut pas supprimer les marchands ambulants de fruits, de tamales (oui, encore et toujours de la nourriture à portée de main), ...

Finalement, on s'est installé dans le quartier animé de Mexico autrement dit : en la Condesa o Ze place to be ! C'est certes plus cher mais plus agréable à vivre. On découvre petit à petit le quartier : notre rue regorge de musiciens... (on n'y avait pas pensé, pourvu qu'ils s'améliorent ...peut-être que Romain formera un groupe ?). On aura bientôt notre carte d'Ecobici soit le velib' local. Il ne nous reste plus qu'à tester les bars et resto du coin !

En attendant, on profite de notre balcon pour garder des couleurs !

On vous attend pour pendre la crémaillère.

Bise
Agnès et Romain.

5 févr. 2011

Pie de la Cuesta !

Une fois ... sera coutume !
Les mexicains sont mordus de jours fériés et ce n'est pas pour nous déplaire ! Et c'est encore une bonne occasion de visiter le pays.

Nous partîmes donc plein d'entrain à 6h30 du matin pour être à 11h les pieds dans l'eau... quand sur le chemin nous croisâmes un carambolage de 8 voitures laissant derrière elles des débris sur la route. Quelle ne fût pas notre surprise quand quelques mètres plus loin nous dûmes stopper en urgence la voiture sur le bas côté pour cause de bruit très suspect au niveau de la roue avant gauche... "Un bidule" (on ne s'est toujours pas ce que c'est) était en train de dégonfler notre pneu... Commença alors l'activité "savoir changer une roue sans les bons outils" ! Mais comme toujours, nous avons rencontrés des mexicains très serviables et nous sommes repartis avec un pneu quasi-neuf !

On est finalement arrivé à Pie de la Cuesta, près d'Acapulco, vers 12h30. Le site ressemble à Berck-sur-mer pour la taille de la plage, aux Landes pour la violence des vagues mais ... les températures extérieure (30-35°C) et de l'eau (25°C) changent la donne. Autant dire que ce fut un week-end très tranquille à faire les crêpes sur la plage, les torpilles dans les vagues et les sportifs en tentant quelques parties de volley ball quand le sable n'était pas trop brûlant.

On n'est pas retourné à Acapulco voir les "plongeurs de la mort". Il paraît que la ville est de moins en moins sécurisée... On n'a même évité de traverser le centre à l'aller comme au retour. Tant mieux, les routes dans la montagne sont enrichissantes aussi: cette région donne une impression d'abandon, de délabrement, ... Les beaux jours de la ville et de la région d'Acapulco sont loin derrière elle... quelle dommage ! Il y a tant à (re)développer sur la côte.

On revient encore une fois avec de belle couleur et surtout bien reposé !

Dur dur de retrouver les bruits de la ville (enfin...depuis notre nouvel appart', on peut entendre les cloches sonner et les oiseaux chanter ;-) )

Agnès et Romain