Petit village sans prétention aucune qui nous a étonné par ses vestiges. Tout d'abord son site archéologique aztèque que l'on découvre si on ose s'aventurer dans un petit chemin qui semble mener nulle part au départ... et si on n'a pas peur de grimper quelques centaines de marches ! Il ne reste pas grand chose sur le site : simplement le temple principal. Il n'est pas près de s'écrouler puisque il est "gravé dans la roche". Les autres pierres ont été "recyclées" pour bâtir l'église et le couvent augustin ... Avant même de pénétrer dans l'église puis le cloître, on sent la plénitude qui règne ici : quelques villageois font la sieste dans le parc, d'autres terminent tranquillement un pique-nique. Ensuite on ne peut être qu'émerveillé par les fresques recouvrant chaque mur.
Nous avons aussi testé les spécialités de la région : truite en papillote et les glaces ! C'est normalement l'état su Michoacan qui est connu pour avoir le monopole de la glace. C'est pourtant à Malinalco (dans l'état de Mexico) que j'ai découvert le parfum le plus étonnant : à vrai dire indéfinissable puisque même le vendeur n'est pas pu lister tous les ingrédients composant le parfum "malinalli" (noix, pignons, autres fruits secs, raisins, citrouille, etc ... ?).
le supermarché du coin (et moi qui expliquais cette semaine aux gamins la différence entre un marché (lieu ouvert) et un supermarché (infrastructure moderne et eux d'ajouter "où il fait froid") (cf album malinalco)
Agnès et Romain
PS à Sylvie et Yvan : nous avons trouvé les bols, le panier à linge et le transat' !
Donc ... Après avoir profité des délices de Queretaro nous nous sommes rendus à San Miguel de Allende. C'est apparemment le repaire des retraités et artistes américains. Je réalise maintenant pourquoi le terme paisible mais venu directement à l'esprit en arrivant. Je pense aussi que les innombrables églises y sont pour beaucoup. Ce fût donc un dimanche à la fois reposant et folklorique. Les cloches des églises nous ont réveillés en douceur... et la série de pétards nous à bien aidés à sortir du lit. Il paraît que c'est ainsi tous les dimanches matins.
Pour nous remettre de nos émotions, on a réussi à dénicher une boulangerie exceptionnelle. Ou est-ce l'odeur des croissants, des pains au chocolats, des baguettes et des pains aux céréales qui nous a attirés ? Peu importe, elle nous a ravi les papilles ! En discutant avec le personnel (ici les échanges se font naturellement et en toute simplicité) nous avons appris que le gérant est l'héritier de la chaîne El Globo : une boulangerie-pâtisserie mexicaine qui tente de reproduire nos produits français et elle se défend plutôt bien. Et pour cause, le gérant a appris le métier en France avant d'exporter son savoir-faire. Notre seul regret est qu'il n'ait pas encore ouvert de boulangerie à Mexico... mais chuuuut ... c'est en cours ! J'en profite pour signaler à Quentin qu'ici il ferait un tabac !!! 30 millions de français à satisfaire c'est pas rien.
Bref, avec quelques provisions sous le bras, on est retourné sur la place principale pour compléter notre petit-déjeuner avec un cocktail de fruits et 1l de jus d’oranges bien frais, avant de s'installer à l'ombre, auprès des locaux jouant par-ci par-là de la guitare. On a profité de la quiétude de l'endroit un boooooon moment avant d'aller "visiter" le marché. On a trouvé de quoi compléter notre collection de bibelots mexicains inutiles mais ça fait des souvenirs.
C'est finalement la fanfare qui nous a tirés des méandres du marché. On a alors assisté à la fête du village:
ici ils ne rigolent pas avec les déguisements !
Enfin, une dernière limonada ... et nous voilà déjà sur la route pour Mexico.
Une sortie du D.F. sans encombres ni embouteillage, un samedi matin, annonçait forcément un week-end paisible. Pourtant, je n'y croyais plus ... mais "ça" existe : l'ambiance tranquille et calme d'un village de France.
Ah oui..., nous les français, on ne peut pas s'empêcher de comparer tout ce qu'on visite à ce qu'on a déjà vu, et encore plus à la France. C'est vrai aussi que partir à 10 000 km de chez soi pour retrouver ce qu'on connaît déjà peut être perçu comme un manque d'ouverture d'esprit. Mais pour avoir l'esprit libre, un peu de tranquillité ne peut pas faire de mal. C'est donc dans l'état du Queretaro et du Guanajato qu'on est allé se ressourcer (allez jeter un coup d’œil dans la rubrique "pour se repérer").
Après avoir traversé une région de plaines, asséchées à cette époque de l'année car la saison des pluies n'a pas encore démarrée, on est arrivé à destination, Santiago de Queretaro, sous une chaleur écrasante (autour de 38°C). En vivant toute l'année au soleil, on oublie qu'il peut faire encore plus chaud en quittant les hauteurs de Mexico.
On est quand même parti prévoyants : K-way et chapeaux dans le sac à dos. Les premiers ne sont jamais sortis du sac, les seconds ni sont jamais entrés !
C'est donc avec une allure de touriste qu'on a déambulé dans les rues de Queretaro. Enfin..., pour être pus précise, c'est la faim et surtout la soif qui nous ont guidés ! C'est donc de glacier, en restau et en pâtisserie qu'on a découvert la ville. Et malgré le million d'habitants, on a eu l'impression de se promener dans une ville à taille humaine. (pour les images, faites un saut dans la rubrique album : "Paisible 1/2")
La suite du programme nous a menés à San Miguel de Allende : je vous conterai son charme dans un prochain article ...