21 mars 2011

Baptême des chaussures de rando !

Il était temps de tester mon cadeau de noël : mes chaussures de rando ! C'est chose faite grâce à un nouveau week-end prolongé. On a eu " un jour férié pour l'anniversaire de Benito Juarez et c'est donc le changement de saison hiver-printemps " (dixit les élèves de CE1 !)

On pensait visiter quelques villes de l'état du Queretaro (au nord de Mexico) mais à la dernière minute on a opté pour un week-end nature et on n'a pas regretté. Les guides touristiques font peu état de ce qu'il y a à voir dans cette région : la Sierra Gorda qui fait partie de la Sierra Madre Oriental et pourtant elle mérite le détour. A la prochaine occasion, on y retourne.

C'est une région sauvage où les paysages, et les températures, changent du tout au tout en quelques minutes : montagnes rocheuses, abruptes, couvertes de forêts d'arbres en tout genre (pins, feuillus, arbustes, cactus, palmiers, ...); plaines désertiques avec quelques oasis, ... Bref, en quelques mots, la Sierra Gorda est une réserve naturelle exceptionnelle. On n'a pas fait les mollusques ce week-end là ! le dimanche fût une lonnnngue journée :

- levés à 3h30 du matin pour aller voir El Sotano del Barro sans savoir vraiment si ça valait le coup (impossible d'obtenir la même information auprès des mexicains). C'est un "trou" de 450 m de profondeur, 200 par 400 m de largeur. C'est une formation quasi-unique au monde. Il en existe 2 au Mexique et une au Venezuela. Ce puits est le 2ème plus profond après celui du Venezuela et on peut y observer des guacamayas, une des dernières colonie de perroquets tricolores en voie d'extinction et qui vivent au fond du puits.

- 45 min de route sinueuse, goudronnée, pour rejoindre une piste

- 45 min de piste (chemins sinueux, traverser une rivière, éviter les trous, le ravin, ... ) en pleine nuit pour rejoindre le village Santa Maria Cocos d'où démarre la rando ! 

Et là, heureusement qu'un groupe de 15 personnes avait prévu une excursion : ils avaient réservé guides et chevaux pour grimper. Parce que nous, comme des koxpeï (touristes) on pensait grimper seuls. Mais on a appris sur place que la rando durait 2h (et non 45 min comme nous l'avaient indiqué des amis) et qu'il n'y avait pas de chemin balisé ! Alors, le fournisseur de guide (un gamin de 12 ans !!) nous a obtenu un guide ... de 15 ans. Et nous voilà partis dans le noir : le guide en T-shirt, tennis, sans lampe de poche (la lumière de la pleine lune lui suffisait apparemment) sans eau ni en-cas et nous chargés comme des mules avec nos polaires et notre petit dej sur le dos ! Une rando plutôt sportive, à la belle étoile, où il fait 20°C en partant et plus que 8 en arrivant mais qui vaut la peine de souffler pour découvrir au sommet ... ou plutôt au bord du trou, le dernier envol des guacamayas qui au levé du soleil quittent le fameux puits pour la journée. On a profité de la vue et du levé du soleil pour prendre un petit dej copieux (tartine de Nutella, banane, barres de céréales, jus) et bien qu'au bord du trou on était bien ! Au bout d'une heure, on est finalement redescendu... en plus de 2h (c'est vous dire à quel point on a tracé en montant pour être à l'heure). 


 On est alors allé se détendre au  bord d'une rivière. En réalité à la jonction de 2 rivières où le mélange des 2 eaux est étonnant : c'est un peu comme quand on met du lait dans du thé !
L'appel du ventre nous a traîné jusque dans un village : Jalpan où l'on peut admirer une des cinq missions (cathédrales) dont les façades sont travaillées avec minutie !!

Enfin, on s'est rendu à Bernal pour apercevoir un monolithe de 400m de haut, unique dans la région aussi, perdu au milieu de la plaine. Et lors de l'équinoxe (le 21 mars) les villageois se parent de blanc pour recevoir l'énergie solaire.

On est  aussi passé par Tequisquiapan, un village surprenant car silencieux et tranquille : les marchands ne se jettent pas sur les touristes, ils n'y a pas de sono à fond ni d'annonces au micro, ... et le décors pourrait être celui d'un parc d'attraction.Le retour à la ville est dur après avoir traversé des espaces immenses dépourvus d'habitation.

Agnès et Romain

17 mars 2011

Douche en plein air ou presque

Comme pour la notion de bruit, celle des distances est tout autre au Mexique. On (Romain, Paul et Anne, 2 très bons amis, et moi) n'a pas eu froid aux yeux et on a fait sans contrainte 7h de route dans la journée pour aller se baigner dans une eau à 38°C.

On s'est rendus dans l'état d'Hidalgo, au nord de Mexico, à Tolantongo. Une fois les zones urbaines dépassées, on a traversé une région sauvage et dépourvue de population (mis à part quelques chèvres et lézards on n'a pas croisé grand monde sur la route). Puis on a parcouru 9km de piste pour atteindre le fond des gorges. 
En revanche, une fois sur place, on a eu la surprise de découvrir que les grottes correspondent apparemment à la station balnéaire du coin : après à peine 10 min de marche (le site touristique n'est jamais très loin du parking ...) on a atteint les sources d'eau chaude... bondées de mexicains de tous âges (bébés de qql mois aux mamies de 70 ans venus se ressourcer). On a quand même pu profiter des cascades d'eau brûlante (5-6 m de chute) à l'intérieur de la grotte. Pour vous faire une idée, ça ressemble aux grottes qu'on peut visiter en France, ajoutez de l'eau qui s'écoule avec un débit violent et en cascade un peu partout et dans laquelle on peut se baigner. Il y a même un tunnel suffisamment long pour avoir el temps de suffoquer tellement il y fait chaud et surtout tant il y a de monde. C'est un peu de la spéléologie mais sans la boue ni les combinaisons. On a finalement longé un peu la rivière avant de s'installer pour pique-niquer et se prélacer toute l'après-midi dans l'eau (il faisait bien plus chaud dedans que dehors).

Et enfin en rentrant on n'a pas pu résister à l'achat de 8kg d'oranges pour ... 1€ pour mon jus d'orange pressé de chaque matin!


Bise

Agnès et Romain

encore un week-en de 3 jours en vue ... rdv la semaine prochaine pour découvrir la destination (nous ne savons pas encore nous mêmes où nous allons)

23 févr. 2011

Papillon Monarque



La nature du Mexique continue de nous surprendre!Ce week-end, c'est sa flore qui nous a ébloui les yeux : nous sommes allés à la rencontre des papillons monarques. Ce sont des papillons oranges et noirs d'une dizaine de centimètre d'envergure et qui pèsent environ 0.5 g. Et c'est ce qui est le plus impressionnant quand on sait qu'ils parcourent près de 4000 km depuis l'Amérique du Nord jusqu'aux forêts du Michoacan au Mexique, à raison de 35 km / jour. Et encore plus étonnant : le trajet du Nord au Sud est réalisé par un seul papillon et le trajet retour par pas moins de 5 générations ! 

Comment ces papillons résistent aux différents climats, comment s'orientent-ils, comment les générations du retour reviennent à destination...: autant de mystères que les scientifiques ne parviennent toujours pas à percer. Celui venant du nord vient hiberner d'octobre à mars dans le Michoacan à plus de 3300 mètres d'altitude. Ils se retrouvent par milliers sur les pins: on ne distingue plus les branches ni les troncs d'arbres.

Et lorsque le temps se radoucit et que le soleil vient enfin les réchauffer, ils reprennent leur envol en nuée. En nous aventurant assez loin dans le sanctuaire, on a réussi à éviter la foule pour " entendre " les papillons voler. La forêt est appelée sanctuaire car tous les papillons ne survivent pas notamment les mâles qui meurent très rapidement après accouplement. Bref, beaucoup d'informations scientifiques ... Si vous avez l'occasion de passer au Mexique entre février et mars je vous conseille fortement de passer par ce sanctuaire pour vivre cette magie de la nature : se balader parmi des nuages de papillons, entendre de simples battements d'ailes !! , les laisser se poser sur vous, s'émerveiller devant un réveil de papillon, ...

Et joyeux anniversaire MAMAN !

Agnès et Romain

12 févr. 2011

Un petit mot sur notre déménagement

Voilà 15 jours que nous avons déménagé !
Ça n'a pas été facile de trouver un nid douillet... Il faut dire qu'on a quelques contraintes (ou exigences ;-) ). Il y a les aspects pratiques mais aussi de bien être.

Comme normalement on ne s'installe pas pour longtemps à Mexico, il nous faut un appart' meublé. Bon... ça, c'est faisable. Mais qu'il soit en plus équipé ... c'est une autre affaire. D'ailleurs, ici, le lave-vaisselle : ça n'existe pas !!! ou la femme (oui parce que l'homme est trop macho pour s'y coller) passe son temps à faire la vaisselle ou alors on crée un emploi et on embauche une muchacha (la bonne à tout faire).

Et puis, on a la chance d'avoir une voiture. Or à Mexico ne pas avoir de parking privé: c'est invivable ! Il est possible de se garer dans la rue, encore faut-il trouver une place. Et lorsque enfin on en déniche une, il faut payer un type qui sort de nulle part et qui décrète que cette place libre lui appartient.

Mais le plus dur : trouver une endroit CALME! Le rapport au bruit pour un mexicain est bieeennnn différent du nôtre. Le silence, ici, mmmmh ... comment dire ... c'est comme le lave-vaisselle. Alors, à défaut d'être au calme on supprime comme on peut les sources de bruit : les avenues sur lesquelles circulent les peseros, les doubles semi-remorques; les carrefours où tout le monde klaxonne alors que c'est rouge !! les voisins qui vivent non seulement les fenêtres ouvertes 24h sur 24 mais la porte ouverte et qui vivent sur leur palier et ceux des autres au passage, les mascotas (les animaux de compagnies) qui aboient à 5h du mat et à 23h dans la cage d'escalier,...
Mais on ne peut pas supprimer les marchands ambulants de fruits, de tamales (oui, encore et toujours de la nourriture à portée de main), ...

Finalement, on s'est installé dans le quartier animé de Mexico autrement dit : en la Condesa o Ze place to be ! C'est certes plus cher mais plus agréable à vivre. On découvre petit à petit le quartier : notre rue regorge de musiciens... (on n'y avait pas pensé, pourvu qu'ils s'améliorent ...peut-être que Romain formera un groupe ?). On aura bientôt notre carte d'Ecobici soit le velib' local. Il ne nous reste plus qu'à tester les bars et resto du coin !

En attendant, on profite de notre balcon pour garder des couleurs !

On vous attend pour pendre la crémaillère.

Bise
Agnès et Romain.

5 févr. 2011

Pie de la Cuesta !

Une fois ... sera coutume !
Les mexicains sont mordus de jours fériés et ce n'est pas pour nous déplaire ! Et c'est encore une bonne occasion de visiter le pays.

Nous partîmes donc plein d'entrain à 6h30 du matin pour être à 11h les pieds dans l'eau... quand sur le chemin nous croisâmes un carambolage de 8 voitures laissant derrière elles des débris sur la route. Quelle ne fût pas notre surprise quand quelques mètres plus loin nous dûmes stopper en urgence la voiture sur le bas côté pour cause de bruit très suspect au niveau de la roue avant gauche... "Un bidule" (on ne s'est toujours pas ce que c'est) était en train de dégonfler notre pneu... Commença alors l'activité "savoir changer une roue sans les bons outils" ! Mais comme toujours, nous avons rencontrés des mexicains très serviables et nous sommes repartis avec un pneu quasi-neuf !

On est finalement arrivé à Pie de la Cuesta, près d'Acapulco, vers 12h30. Le site ressemble à Berck-sur-mer pour la taille de la plage, aux Landes pour la violence des vagues mais ... les températures extérieure (30-35°C) et de l'eau (25°C) changent la donne. Autant dire que ce fut un week-end très tranquille à faire les crêpes sur la plage, les torpilles dans les vagues et les sportifs en tentant quelques parties de volley ball quand le sable n'était pas trop brûlant.

On n'est pas retourné à Acapulco voir les "plongeurs de la mort". Il paraît que la ville est de moins en moins sécurisée... On n'a même évité de traverser le centre à l'aller comme au retour. Tant mieux, les routes dans la montagne sont enrichissantes aussi: cette région donne une impression d'abandon, de délabrement, ... Les beaux jours de la ville et de la région d'Acapulco sont loin derrière elle... quelle dommage ! Il y a tant à (re)développer sur la côte.

On revient encore une fois avec de belle couleur et surtout bien reposé !

Dur dur de retrouver les bruits de la ville (enfin...depuis notre nouvel appart', on peut entendre les cloches sonner et les oiseaux chanter ;-) )

Agnès et Romain