Lundi :
Sonnerie du réveil inutile: les coqs, les chiens et autres chants d'oiseaux suffisent. J'attrape maillot de bain, k-way, lunettes de soleil, crème solaire et je file sur la plage... je ne trouve pas le pêcheur de la veille ... flûte ... levée pour rien ? NON ! d'autres sont bien là pour aller travailler. Je demande timidement si je peux les accompagner ... "le chef" me répond sèchement mais par l'affirmative et m'ordonne de m'asseoir ! "nos vamos ahorita" ... je m'exécute et espère que le "ahorita" si mexicain ne me fera pas patienter trop longtemps.
1/4 d'heure plus tard, ils poussent les lanchas à la mer, je grimpe rapidement dans l'une d'elle : c'est Efren qui est en charge de la "güerra" (la blanche). Un peu inquiète au début : plein gaz, pas de gilet, peu de visibilité, quelques vagues qui me retournent l'estomac... je m'accroche ! il ralentit pour fixer 3 lignes qu'il laisse traîner à l'arrière et c'est parti pour 2h30 de pêche. Dans les premières minutes, Efren attrape 2 bonites ! ce n'est qu'en rentrant au port qu'il réussit à en pêcher 2 de plus ainsi qu'une sorte de poisson trompette. Voilà le butin : 5 poissons en 2h30 ! et "j'ai eu de la chance" me dit-il ... Moi aussi j'ai eu de la chance, j'ai vu une tortue, 2 raies mantas, des dauphins ! Retour sur la plage à toute allure pour "garrer" le bateau. A peine débarqués, les 5 poissons sont vendus $50 l'unité. Efren m'en propose un... le manger seule me paraît un peu difficile. Dernier échange avec Efren sur son boulot, il refuse ma propina... je m'offre alors un petit dej à la posada en compagnie d'américains "qui ne planifient rien". L'un d'entre eux est à la posada depuis 4 mois : gîte et couvert offerts en échange de menus travaux et de peintures décoratives. Quelques français et canadien (qui travaille au Cirque du Soleil) débattent de l'Unesco.
Je profite un moment de la terrasse avant de me diriger vers une autre plage ... Zipolite. J'attrape un collectivo (taxi). Pour $10 il m'emmène jusque là, devant l'église (avais-je l'air perdue ?). Pour accéder à la plage (ouverte, pas de baie donc baignade a priori dangereuse) je dois traverser un restau-auberge : quelques roots, hippies et autres âmes perdues (depuis combien de temps vivent-ils ici sans se soucier du jour suivant ... de l'heure suivante ?). Le gérant, aimable et curieux, répond à mes questions... je ne tarde pas, je file vers San Angustinillo. Je grimpe dauns une pasajera (camionnette-pick-up aménagée pour transporter des passagers à l'arrière, dans la benne). En discutant avec les passagers, qui montent en route, je décide finalement d'aller jusqu'à Mazunte où la baignade est possible (c'est quand même l'objectif des vacances à la plage).
Mazunte:
chaleur écrasante ! je me dirige vers un hôtel dont une collègue m'a parlé : Casa del Arquitecto. Visite rapide du domitorio (dortoir) peu engageant (planche de bois avec matelas en mousse coupé en 2 dans la longueur). Je demande à voir les estrellas parce que je n'ai pas compris l'explication ... je n'hésite pas une seconde !!! ce sont des lits suspendus (avec moustiquaire) avec une vue imprenable sur la mer !!!! les rochers, les cactus, ... Le levé de lune est splendide. La lune prend des couleurs flamboyantes orange, jaune puis blanche (gare au coup de lune). J'ai hâte de voir le levé du soleil !
après-midi tranquille sur la plage ...
15h : un bateau de pêche arrive en trombe sur le sable ! 3 hommes en descendent et déchargent pas moins de 500kg de petits requins qu'ils découpent en vitesse sur une bâche. Il paraît qu'ils possèdent une autorisation via une coopérative... bizarrement, interdiction de prendre des photos. C'est quand même pas tous les jours qu'ils rapportent autant de requins. En discutant avec eux, je comprends pourquoi c'est une pêche dangereuse : ils partent en mer pour 24h et ils arrivent parfois (souvent ...) que la barque se retourne, certains nagent pendant des heures (parfois 2-3 jours) avant qu'un bateau ne les récupère; ils partent sans instrument de navigation (ils se fient aux étoiles) et lorsque ils se perdent ils se laissent porter par les courants...
Mardi : balade dans la mangrove et plage
petit-dej en retrait de la plage chez une petite mamie (le restau de la posada n'ouvre qu'à 11h) : hot cakes, salade de fruit (sin papaya !!) et un café de olla (à la cannelle), une bonne journée qui commence. Puis direction "la ventanilla": la plage tient son nom d'un rocher dans lequel une fenêtre sur l'océan a été creusée. La pasajera me dépose à un croisement, je parcours 3 p'tit km à pieds : palmeraie, maisons faites de bric et de broc avec four en briques sur pilotis, linge qui sèche ... au fumet du four, panneaux sur l'environnement avec à leurs pieds des tas de détritus, ... J'arrive au centre éco-touriste, pas de touriste ! au bout de 20 min, un anglais débarque et c'est parti pour la visite : d'abord transpirer à grosses goûtes sur la plage (déserte) pour voir les enclos pour les œufs de tortues; puis tour en barque très décevant : pas d’oiseau, pas de croco, 1 iguane, la mangrove est en réalité artificielle (aménagée pour la sauvegarde de quelques espèces)... promenade sur une île. Quelques animaux en cage: singe, petits aigles, ratons laveurs, crocodiles, ... ils ont été récupérés chez des particuliers donc trop domestiqués pour être relâchés. L'attraction principale de l'île c'est en fait le restau !!
Je profite un moment de la terrasse avant de me diriger vers une autre plage ... Zipolite. J'attrape un collectivo (taxi). Pour $10 il m'emmène jusque là, devant l'église (avais-je l'air perdue ?). Pour accéder à la plage (ouverte, pas de baie donc baignade a priori dangereuse) je dois traverser un restau-auberge : quelques roots, hippies et autres âmes perdues (depuis combien de temps vivent-ils ici sans se soucier du jour suivant ... de l'heure suivante ?). Le gérant, aimable et curieux, répond à mes questions... je ne tarde pas, je file vers San Angustinillo. Je grimpe dauns une pasajera (camionnette-pick-up aménagée pour transporter des passagers à l'arrière, dans la benne). En discutant avec les passagers, qui montent en route, je décide finalement d'aller jusqu'à Mazunte où la baignade est possible (c'est quand même l'objectif des vacances à la plage).
Mazunte:
après-midi tranquille sur la plage ...
Mardi : balade dans la mangrove et plage
petit-dej en retrait de la plage chez une petite mamie (le restau de la posada n'ouvre qu'à 11h) : hot cakes, salade de fruit (sin papaya !!) et un café de olla (à la cannelle), une bonne journée qui commence. Puis direction "la ventanilla": la plage tient son nom d'un rocher dans lequel une fenêtre sur l'océan a été creusée. La pasajera me dépose à un croisement, je parcours 3 p'tit km à pieds : palmeraie, maisons faites de bric et de broc avec four en briques sur pilotis, linge qui sèche ... au fumet du four, panneaux sur l'environnement avec à leurs pieds des tas de détritus, ... J'arrive au centre éco-touriste, pas de touriste ! au bout de 20 min, un anglais débarque et c'est parti pour la visite : d'abord transpirer à grosses goûtes sur la plage (déserte) pour voir les enclos pour les œufs de tortues; puis tour en barque très décevant : pas d’oiseau, pas de croco, 1 iguane, la mangrove est en réalité artificielle (aménagée pour la sauvegarde de quelques espèces)... promenade sur une île. Quelques animaux en cage: singe, petits aigles, ratons laveurs, crocodiles, ... ils ont été récupérés chez des particuliers donc trop domestiqués pour être relâchés. L'attraction principale de l'île c'est en fait le restau !!
Plage le reste de l'aprem, je rencontre 2 collègues (encore !) et passe l'aprem avec elles.
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