28 avr. 2012

Pueblos Mancomunados


C'est pas évident de trouver un(e) coequipier(e) de rando et qui aime voyager en "sac-à-dos". Bon, c'est vrai qu'il faut aussi du temps ... et ce ne sont pas les entreprises mexicaines qui offrent le plus de jours de congés. C'est donc avec une française que je suis partie 4 jours dans l'état de Oaxaca pour découvrir les Pueblos Mancomunados.

Ces villages regroupent des communautés zapotèques qui vivent sur les hauteurs des montagnes de la Sierra Norte de Oaxaca (voir carte: Pueblos Mancomunados). L'idée c'est de proposer de l'écotourisme. Effectivement, tout est aménagé pour ne pas dénaturer le coin et pour consommer les produits locaux : cabanes dans les bois, savon naturel, chauffage au bois (oui ! c'est nécessaire car même si c'est le printemps, les nuits sont fraîches !)... et repas quasiment chez l'habitant. Le menu ? il n'y en a qu'un seul : ce qui se trouve dans le frigo et toujours accompagné de tortillas (qui font 3 fois la taille de celles qu'on trouve au DF) et de pain fait maison. En guise de dessert et pour se réchauffer, un bon chocolat chaud aromatisé aux épices et à la cannelle. Et si on s'ennuie, il y a toujours des enfants par-ci par-là bavards comme tout, curieux de savoir d'où on vient, où on va... et prêts à jouer aux cartes !


Bon ça c'était pour poser le cadre.



Pour y arriver, aux pueblos, c'est une vraie chasse au trésor. D'abord, au terminal d'autobus de Oaxaca, personne ou presque ne connaît ces villages ou comment s'y rendre. Certains même se demandent pourquoi on souhaite tant y aller ! Ben ... pour apprécier la quiétude, oublier la pollution visuelle, auditive et de l'air de la ville !! Donc après 1h de discussion ont a pris un premier bus qui nous a laissées à la sortie de Oaxaca. De nouveau, aller à la pêche aux infos... et comme ça faisait 20 min qu'on attendait le bus qui devait nous déposer directement aux villages... (et qui je crois ne passe que 2 fois par jour ...) on est finalement monté dans un autre collectivo avec un chauffeur très sympathique qui nous a indiqué où descendre et comment poursuivre notre route. De nouveau, on descend au croisement d'une nationale avec un chemin de terre et la chance continue : une camionnette est sur le point de partir pour nous déposer ! c'est parti pour 1h15 sur une piste en terre, à l'arrière de la camionnette avec un mexicain qui remonte voir sa copine restée au village pendant qu'il travaille toute la semaine en ville. C'est d'ailleurs grâce à lui qu'on a découvert Llano grande. On cherchait le calme, on n'a pas été déçues !! on y a dormi comme des loirs. Reposées et en forme on est allé marcher toute la journée. Pour se faire une idée, c'est un comme un paysage de dessins animés : tout semble un peu irréel et ordonné comme dans un tableau. Une rando sous les pins, en traversant des prairies pour atteindre en douceur des mirador. En chemin, on a fait connaissance avec des anglais, des allemands et des mexicains. C'est d'ailleurs avec ces derniers qu'on a passé la soirée. Il y avait parmi eux, le petit-fils de celui qui a mis en place il y a 15 ans le regroupement des communautés pour permettre aux touristes de découvrir leur mode de vie et la région tout en offrant aux populations un nouveau revenu sans avoir à descendre en ville. Grâce à lui, on a évité 4h de rando pour se rendre dans un autre village, Benito Juarez. Il nous y a déposées, en voiture, et nous a même négocié une cabane sur place. Il nous a emmené jusqu'au point culminant juste à temps pour le coucher de soleil sur la vallée.Et c'est là-haut que j'ai croisé une famille de tisserand et amis d'une collègue de boulot !! décidément le monde est vraiment petit.
 





Le lendemain, on a découvert les environs autrement et nos fesses, mollets et bras s'en souviennent !! 5h de vélo pour faire la boucle Benito Juarez-Latuvi!! 2h de descente sur les sentiers couverts d'épines de pin, les mains en permanence sur les freins, jamais assise et toujours en équilibre pour éviter les branches et de glisser dans le ravin ! Des sensations fortes mais un parcours exceptionnel par le terrain et les paysages avant de faire une pause au bord de la rivière, casser la croute et repartir pour 3h de pura subida !!! pas un seul plateau pour souffler : NON, rien de rien ! que de la côte ! Heureusement que le vélo était de qualité (7500 pesos le vélo): léger, suspensions plus qu'efficaces, selle confortable, 21 vitesses (enfin je n'ai utilisé que la 1ère...). Et dire que nous, on en a eu que pour 200 pesos : location et guide compris pour la journée ! Bref, une journée de sport pour toute l'année qui a failli se terminer en nœud de boudin... parce qu'une fois de retour à Benito Juarez ... plus de navette pour Oaxaca et personne pour nous déposer sur la piste principale. Encore une fois, la générosité des mexicains nous a sauvées ! Une famille, en voiture, faisant escale quelques minutes pour acheter de l'eau et quelques vivres, a accepté de nous emmenées !! youhouuuuuuuu ! malgré notre allure peu engageante (marque du casque au front, cheveux en pagaille, auréoles sous les bras, sac de rando gonflé à bloc, ...). Parler la langue du pays et connaître quelques expressions idiomatiques ça aide ! Le père nous a même proposé de visiter avec eux un atelier de tissage et de nous déposer ensuite à Oaxaca. On a eu le temps de partager une glace pour les remercier. 

En 2h de temps on est arrivé à Oaxaca. Ce qui nous a permis de trouver une auberge aménagée pour oublier qu'on est en ville et de profiter de la soirée.  Le lendemain matin, on pensait visiter Oaxaca mais avec toutes les manif du 1er mai on a préféré fuir jusqu'à San Bartolo Coyotepec : un village spécialisé dans la poterie avant de reprendre le bus pour Mexico.

Encore une belle région que je n'oublierai pas pour son calme, la gentillesse des gens et la qualité de l'artisanat !

Agnès (et Claire, une chouette coéquipière pour le week-end)

21 avr. 2012

2012 et les mayas

après les tremblements de terre c'est le volcan qui fait son entrée
mais pas d'inquiétude : à 60km de Mexico, les cendres du Popocatepetl ne nous feront pas grand mal





19 avr. 2012

31 mars 2012

Week-end Ecolo

Mexico est réputé pour être une ville polluée et ce n'est pas une légende ! Et quand on parle de pollution, ce n'est pas seulement la pollution atmosphérique ! On a le choix :

- la pollution visuelle : des pubs partout, de toutes les tailles et par tous les moyens. Ce sont les affichages gigantesques sur les immeubles et obstruant les fenêtres ou tout le long du périph' ou des avenues, les hommes sandwiches aux carrefours, les camionnettes avec écrans lumineux,... toute surface libre est bonne à prendre !

- la pollution sonore : je ne reviens pas là-dessus, je pense que j'y fais suffisamment référence dans mes articles ;-)

- la pollution de l'air : des 4x4 partout, des camions à double remorque, des bus qui datent de l'an mille, une essence mal raffinée, les moteurs qui tournent et ne sont éteints qu'au parking, ... en voici un bon cocktail !

et pourtant on voit de plus en plus une sensibilisation au tri des déchets... c'est un bon début mais quand on sait qu'au bout de la chaîne tout est de nouveau mélangé ... ça en décourage plus d'un. La seule motivation pour le moment c'est celle des éboueurs qui trient les ordures ménagères dans le but de récupérer le carton, le plastique et autres matières qu'ils pourront revendre au poids.

Alors pour me donner bonne conscience et parce que le geste de chacun c'est pas rien ! j'ai appris à faire de la peinture écolo avec une copine et le tout dans un cadre magnifique : aux pieds des volcans. Ça coûte rien, c'est convivial et si on s'organise bien ça ne prends pas trop de temps. 


1ère étape : ramasser les feuille de cactus 

2ème étape : enlever les épines. 

3ème étape : découper les feuilles en petits cubes ! attention ! ne pas mélanger les équipes repas / peinture 

4ème étape : les laisser reposer toute la nuit dans un grand seau

5ème étape: récupérer "la bave de crapeau" 

6ème étape : mélanger le liquide verdâtre avec de la chaux et ... avoir confiance en cette mixture ! ça peint blanc !!!

7ème étape : admirer le résultat


Myriam, Lalo et Agnès



19 mars 2012

Mega Margarita


 Un grand bol d'air pur, c'était l'objectif de ce week-end. On est donc allé à Puerto Vallarta : un ancien village de pêcheurs qui s'est en fait transformé en mini Cancun. J'exagère, la zone hôtelière s'est installée près du nouveau port ce qui permet encore d'apprécier la vieille ville. Le soir, le malecone est bondé de touristes américains, canadiens et français. Il y avait pour une fois très peu de mexicains ...  et les hauts-parleurs des restau-boîtes de nuit font fuir plus qu'autre chose. On a quand même vu quelques danses régionales: je vous laisse découvrir la vidéo (quand j'arriverai à la charger). Ce qui nous a marqué c'est à la fois la musique un peu celte, les tenues traditionnelles peu communes au Mexique (le voile par exemple) et les traits du visage toujours aussi différents d'une région à l'autre. Je ne sais pas si c'est le fait de vivre ici et d'avoir l'oeil plus aiguisé mais tous les mexicains ne se ressemblent pas !! Les Huitcholes (de Jalisco, état dans lequel se trouve Puerto Vallarta) ne ressemblent pas au Chilangos (surnom donné aux habitants de Mexico DF) ni aux indigènes du Chiapas...




En plus de respirer l'air marin, on venait voir les baleines. On en a suivi 2 ou plutôt une baleine et son petit ! ils se sont fait désirer et c'est seulement au bout de 2h qu'ils ont commencé à faire des pirouettes, avant de filer vers le large.




 
On s'est consolé avec de délicieuses margaritas : les mexicains ne font pas dans la demi-mesure quand il s'agit de servir de la tequila !




Bise
Agnès et Romain


PS: le tremblement de terre de ce mardi était effectivement violent et impressionnant. Les élèves m'ont impressionnée eux aussi quant à leur sang-froid et par leur bon réflexe.  Les collègues de Romain qui travaillaient dans les bureaux au 15eme ont été plus que secoués et choqués mais pas de blessés !! En rentrant dans notre quartier (4h après) les gens étaient encore dans la rue parce qu'ils avaient évacué et n'avaient toujours pas l'autorisation de remonter dans les bureaux. Bref, plus de peur que de mal. Pas de casse ni de dégâts à déclarer par chez nous et les amis vont bien. Notre immeuble est récent et apparemment aux normes car rien n'est tombé, rien n'est brisé ni fissuré.