13 mai 2012

Week-end Nature

 Caca... quoi ?! Cacahuamilpa ! 
soit le nom d'une grotte immense et... paraît-il la plus grande du monde. Je ne me rappelle pas exactement des chiffres mais sur les 2 km  que l'on visite, la largeur du chemin (50 mètres) et la hauteur des salles (90 mètres) restent les mêmes. Claustrophobes et agoraphobes peuvent profiter de la visite ! 

Et au-delà des dimensions époustouflantes, ce sont les formations en tout genre qui émerveillent le visiteur. A droite je n'ai mis que "la méduse" mais sur tout le parcours on rencontre et imagine toutes sortes d'animaux, objets et personnages (dont le profil de Jean-Paul II)






Après, quelques emplettes à Taxco, on est allé visiter un site archéologique, Xochicalco, avec une vue imprenable sur la vallée. L'ennemi était repérable à des km à la ronde ... mais c'est un incendie déclenché par des révoltes internes qui a détruit la ville ...

8 mai 2012

Encore de la visite !

Parcourir 10 000 km... parfois supporter plus de 24h de voyage mais l'Agence Fourcadet ou Clouade (c'est selon le "paquete") prend le relai pour rendre le séjour agréable et inoubliable (satisfait ou ... le service réclamation n'a pas encore reçu d'appel ;-)

1er soir, douce acclimatation : ne pas se tordre les boyaux de suite, réservez cela lors des expéditions. C'est donc une comida casera à base de mangues et de crevettes pour les touristes, de saucissons et de fromages qui puent pour les "locaux".

après 2-3 jours, il y a toujours une surprise : cette année, pas de grêle ni de torrent dans le métro ou dans les rues de Mexico mais el dia de mama. C'est l'occasion de faire mousser les bulles de champ' et d'offrir des cadeaux (Maman, le tien arrivera fin mai, je le remets entre de bonnes mains pour qu'il arrive entier !).

enfin arrive le premier week-end : puisque les visites du centre historique, des marchés, des quartiers populaire, bobo et chic n'ont plus de secret pour les visiteurs; l'immersion peut commencer ! D'abord, tester LA taqueria de Mexico autrement dit el Kaliman ! au coin de la rue. Interdiction de manquer les tacos al pastor et autres alambre, queso fundido, syncronizada le tout relevé de salsa roja o verde et accompagné d'une agua de orchata (eau parfumée au sirop d'orgeat ou smecta local : si si c'est bon et plus efficace qu'un medoc !) ou d'une bière (oulaaaa laquelle choisir ! parce que les mexicains n'ont pas que de la Corona). Et pour se fondre dans l'ambiance : quelques coups de sifflets, klaxons et la sono à fond de 3 à 5h du mat' ! "Bienvenido a Mexico" (la ville qui ne dort jamais).

Pas de panique ! une sortie en dehors de la ville pour évacuer le stress est prévue ... la suite dans le prochain article !

Agnès et Romain

28 avr. 2012

Pueblos Mancomunados


C'est pas évident de trouver un(e) coequipier(e) de rando et qui aime voyager en "sac-à-dos". Bon, c'est vrai qu'il faut aussi du temps ... et ce ne sont pas les entreprises mexicaines qui offrent le plus de jours de congés. C'est donc avec une française que je suis partie 4 jours dans l'état de Oaxaca pour découvrir les Pueblos Mancomunados.

Ces villages regroupent des communautés zapotèques qui vivent sur les hauteurs des montagnes de la Sierra Norte de Oaxaca (voir carte: Pueblos Mancomunados). L'idée c'est de proposer de l'écotourisme. Effectivement, tout est aménagé pour ne pas dénaturer le coin et pour consommer les produits locaux : cabanes dans les bois, savon naturel, chauffage au bois (oui ! c'est nécessaire car même si c'est le printemps, les nuits sont fraîches !)... et repas quasiment chez l'habitant. Le menu ? il n'y en a qu'un seul : ce qui se trouve dans le frigo et toujours accompagné de tortillas (qui font 3 fois la taille de celles qu'on trouve au DF) et de pain fait maison. En guise de dessert et pour se réchauffer, un bon chocolat chaud aromatisé aux épices et à la cannelle. Et si on s'ennuie, il y a toujours des enfants par-ci par-là bavards comme tout, curieux de savoir d'où on vient, où on va... et prêts à jouer aux cartes !


Bon ça c'était pour poser le cadre.



Pour y arriver, aux pueblos, c'est une vraie chasse au trésor. D'abord, au terminal d'autobus de Oaxaca, personne ou presque ne connaît ces villages ou comment s'y rendre. Certains même se demandent pourquoi on souhaite tant y aller ! Ben ... pour apprécier la quiétude, oublier la pollution visuelle, auditive et de l'air de la ville !! Donc après 1h de discussion ont a pris un premier bus qui nous a laissées à la sortie de Oaxaca. De nouveau, aller à la pêche aux infos... et comme ça faisait 20 min qu'on attendait le bus qui devait nous déposer directement aux villages... (et qui je crois ne passe que 2 fois par jour ...) on est finalement monté dans un autre collectivo avec un chauffeur très sympathique qui nous a indiqué où descendre et comment poursuivre notre route. De nouveau, on descend au croisement d'une nationale avec un chemin de terre et la chance continue : une camionnette est sur le point de partir pour nous déposer ! c'est parti pour 1h15 sur une piste en terre, à l'arrière de la camionnette avec un mexicain qui remonte voir sa copine restée au village pendant qu'il travaille toute la semaine en ville. C'est d'ailleurs grâce à lui qu'on a découvert Llano grande. On cherchait le calme, on n'a pas été déçues !! on y a dormi comme des loirs. Reposées et en forme on est allé marcher toute la journée. Pour se faire une idée, c'est un comme un paysage de dessins animés : tout semble un peu irréel et ordonné comme dans un tableau. Une rando sous les pins, en traversant des prairies pour atteindre en douceur des mirador. En chemin, on a fait connaissance avec des anglais, des allemands et des mexicains. C'est d'ailleurs avec ces derniers qu'on a passé la soirée. Il y avait parmi eux, le petit-fils de celui qui a mis en place il y a 15 ans le regroupement des communautés pour permettre aux touristes de découvrir leur mode de vie et la région tout en offrant aux populations un nouveau revenu sans avoir à descendre en ville. Grâce à lui, on a évité 4h de rando pour se rendre dans un autre village, Benito Juarez. Il nous y a déposées, en voiture, et nous a même négocié une cabane sur place. Il nous a emmené jusqu'au point culminant juste à temps pour le coucher de soleil sur la vallée.Et c'est là-haut que j'ai croisé une famille de tisserand et amis d'une collègue de boulot !! décidément le monde est vraiment petit.
 





Le lendemain, on a découvert les environs autrement et nos fesses, mollets et bras s'en souviennent !! 5h de vélo pour faire la boucle Benito Juarez-Latuvi!! 2h de descente sur les sentiers couverts d'épines de pin, les mains en permanence sur les freins, jamais assise et toujours en équilibre pour éviter les branches et de glisser dans le ravin ! Des sensations fortes mais un parcours exceptionnel par le terrain et les paysages avant de faire une pause au bord de la rivière, casser la croute et repartir pour 3h de pura subida !!! pas un seul plateau pour souffler : NON, rien de rien ! que de la côte ! Heureusement que le vélo était de qualité (7500 pesos le vélo): léger, suspensions plus qu'efficaces, selle confortable, 21 vitesses (enfin je n'ai utilisé que la 1ère...). Et dire que nous, on en a eu que pour 200 pesos : location et guide compris pour la journée ! Bref, une journée de sport pour toute l'année qui a failli se terminer en nœud de boudin... parce qu'une fois de retour à Benito Juarez ... plus de navette pour Oaxaca et personne pour nous déposer sur la piste principale. Encore une fois, la générosité des mexicains nous a sauvées ! Une famille, en voiture, faisant escale quelques minutes pour acheter de l'eau et quelques vivres, a accepté de nous emmenées !! youhouuuuuuuu ! malgré notre allure peu engageante (marque du casque au front, cheveux en pagaille, auréoles sous les bras, sac de rando gonflé à bloc, ...). Parler la langue du pays et connaître quelques expressions idiomatiques ça aide ! Le père nous a même proposé de visiter avec eux un atelier de tissage et de nous déposer ensuite à Oaxaca. On a eu le temps de partager une glace pour les remercier. 

En 2h de temps on est arrivé à Oaxaca. Ce qui nous a permis de trouver une auberge aménagée pour oublier qu'on est en ville et de profiter de la soirée.  Le lendemain matin, on pensait visiter Oaxaca mais avec toutes les manif du 1er mai on a préféré fuir jusqu'à San Bartolo Coyotepec : un village spécialisé dans la poterie avant de reprendre le bus pour Mexico.

Encore une belle région que je n'oublierai pas pour son calme, la gentillesse des gens et la qualité de l'artisanat !

Agnès (et Claire, une chouette coéquipière pour le week-end)

21 avr. 2012

2012 et les mayas

après les tremblements de terre c'est le volcan qui fait son entrée
mais pas d'inquiétude : à 60km de Mexico, les cendres du Popocatepetl ne nous feront pas grand mal





19 avr. 2012